Saint-Nazaire reste engagée dans les réseaux de sécurité urbaine
Saint-Nazaire poursuit sa participation au Forum français de sécurité urbaine, réseau de collectivités travaillant sur les politiques locales de sécurité. Jean-Luc Séchet y représentera la Ville pour le mandat, afin de partager les expériences locales et de suivre les échanges nationaux sur la prévention de la délinquance et la tranquillité publique. Les discussions au sein du conseil municipal ont permis de réaffirmer cet engagement.
Le Maire a profité de ce point pour condamner les propos du Maire de La Baule après une rixe, estimant qu’il n’était pas acceptable de pointer Saint-Nazaire sans preuve. Il a rappelé que la délinquance touche tous les territoires et toutes les catégories sociales.
L’armement de la police municipale discuté en séance
Une élue d’une formation d’opposition au conseil municipal a interrogé la majorité sur l’armement létal de la police municipale, en demandant des précisions sur le nombre d’agents concernés, la formation, le coût et les garanties pour les habitants. Le Maire a répondu que 16 policiers municipaux étaient déjà formés et armés, et que les 23 policiers municipaux le seraient à terme, conformément au cadre strict du port d'armes des agents, sauf situation individuelle justifiant un retrait temporaire ou définitif.
Le débat a confirmé deux visions de la sécurité locale. La majorité défend une approche associant éducation, prévention et sanction, tandis qu’une partie de l’opposition s’inquiète d’un glissement sécuritaire et demande davantage de prévention des violences, y compris intrafamiliales. Ce sujet sensible a été débattu lors de l’adoption du nouveau règlement intérieur du Conseil municipal qui encadre les prises de parole.
Des agents de Silène assermentés
Le Conseil a approuvé un avenant à la convention entre la Ville, Silène, la sous-préfecture et le Parquet pour renforcer la tranquillité dans le parc de logements sociaux. Certains agents de Silène, formés et assermentés en tant que gardes particuliers, pourront dresser des procès-verbaux pour des atteintes au cadre de vie, comme les dépôts sauvages, dégradations, tags ou tapages. Cette décision s’inscrit dans le cadre plus large des désignations d’élus dans plusieurs organismes partenaires de la commune.
La majorité présente cette mesure comme une réponse graduée à des nuisances qui pèsent sur les habitants. Une partie de l’opposition a voté contre, dénonçant un dispositif de surveillance spécifique au logement social. L’avenant a finalement été adopté par 43 voix pour et 6 contre.
