Une espèce invasive toujours surveillée
Le frelon asiatique, identifié en Loire-Atlantique depuis 2010, peut menacer les pollinisateurs, perturber certaines activités humaines et représenter un danger pour les personnes allergiques aux piqûres. Comme le précise le ministère de la Transition écologique, cette espèce est classée comme invasive. Saint-Nazaire est régulièrement confrontée à la présence de nids.
Depuis 2015, la Ville adhère à Polleniz, organisme régional à vocation sanitaire, qui coordonne des actions de prévention et de lutte dans le cadre du plan collectif VESP’Action. Une convention de partenariat avait été approuvée par le conseil municipal en 2024.
Des méthodes d’intervention moins lourdes
L’avenant adopté prend en compte l’évolution des méthodes de Polleniz. L’organisme préconise désormais l’usage de produits insecticides d’origine végétale, à base de pyrèthres, et ne démonte plus systématiquement les nids après traitement. Cette évolution s'inscrit dans une démarche globale de sensibilisation à la protection de la biodiversité et de la nature.
Concrètement, certains nids pourront donc rester visibles dans l’espace public, sans être actifs. L’objectif est de réduire l’impact des interventions tout en évitant la prolifération du frelon asiatique, une priorité rappelée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES).
Une contribution municipale revue à la baisse
La participation de Saint-Nazaire à la lutte contre le frelon sur le domaine public passe de 15 000 € à 10 000 € par an. Cette révision s'ajoute aux réflexions sur le budget de la ville, qui doit composer entre investissements et maîtrise des dépenses.
À cela s’ajoute un forfait d’adhésion annuel de 358,50 € pour les missions de coordination technique, administrative et juridique assurées par Polleniz. Cette gestion rigoureuse a récemment fait l'objet d'un rapport de la Chambre régionale des comptes saluant la santé financière de la collectivité.
La décision a été adoptée à l’unanimité. Elle illustre une volonté de concilier sécurité sanitaire, protection de la biodiversité et maîtrise de la dépense publique.
