Saint-Mitre-les-Remparts : des comptes 2025 assainis et un budget 2026 sans hausse des taux
La commune clôture 2025 avec un excédent cumulé de 1,3 million d’euros et prépare un budget 2026 concentré sur les écoles, la voirie et les équipements publics. Les taux d’imposition restent inchangés pour la sixième année consécutive, malgré la baisse annoncée des dotations de l’État.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 2 min de lecture
Saint-Mitre-les-Remparts aborde 2026 avec une situation financière améliorée. Le compte financier 2025 fait apparaître un excédent brut de clôture de 1 239 882,21 €. Après prise en compte des recettes et dépenses restant à réaliser, le résultat cumulé atteint 1 300 721 €, tandis que le déficit net d’investissement est limité à 13 605,95 €.
Cette amélioration repose notamment sur une baisse de 5 % des dépenses réelles de fonctionnement, qui s’établissent à 8 165 510 €, alors que les recettes réelles atteignent 8 645 088 €. La commune affectera 300 000 € à l’investissement et reportera 1 014 326,97 € en fonctionnement pour 2026. Cette somme constitue une réserve pour financer les projets à venir. Pour comprendre le rôle de l’assemblée locale dans ces choix, voir le guide consacré au conseil municipal.
Des investissements ciblés
Le budget primitif 2026 s’élève à 15 161 887 €, dont 9 373 000 € pour le fonctionnement et 5 788 887 € pour l’investissement. Les crédits prévoient notamment la rénovation énergétique du groupe scolaire Jean Rostand, l’amélioration du confort thermique dans les écoles, des travaux de voirie et d’aménagement urbain, la modernisation de la vidéoprotection, des interventions dans les bâtiments communaux, une subvention d’équipement pour une résidence seniors, l’enfouissement des réseaux et la poursuite de l’opération de la ferme du Ranquet.
La commune prévoit 791 397 € de subventions nouvelles et un emprunt prévisionnel de 500 000 €, qui ne serait mobilisé qu’en fonction des besoins. Son encours de dette atteignait 4 096 050 € au 31 décembre 2025, soit environ 670 € par habitant. La recherche de financements extérieurs, notamment auprès du Département des Bouches-du-Rhône et de la Métropole Aix-Marseille-Provence, reste donc un enjeu important pour limiter le recours à l’emprunt.
Une stabilité fiscale sous contraintes
Les taux d’imposition sont reconduits à l’identique pour la sixième année consécutive : 10,81 % pour la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, 43,55 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties et 48,25 % pour la taxe foncière sur les propriétés non bâties. La stabilité des taux ne signifie toutefois pas nécessairement une facture inchangée, puisque la base d’imposition évolue indépendamment de la décision communale. Le mécanisme du vote des taux est expliqué dans le dossier sur les impôts locaux.
Nous regrettons que l’État demande toujours davantage d’efforts aux collectivités territoriales sans parvenir lui-même à réduire ses propres dépenses de fonctionnement. Nous déplorons également le non-respect des engagements pris concernant la baisse du prélèvement SRU qui devait être accordée à la commune. Vincent Goyet
La commune prévoit par ailleurs une perte supplémentaire de 50 000 € de dotation globale de fonctionnement en 2026. Dans ce contexte, l’excédent reporté apporte une marge de manœuvre, mais les équilibres restent dépendants de l’évolution des dotations, des charges et des financements des projets. Les petites dépenses inférieures à 1 000 € toutes taxes comprises par bien peuvent enfin être inscrites en investissement et amorties en année pleine à partir du 1er janvier de l’année suivante.
Le montant de votre taxe foncière ou de votre taxe d'habitation sur résidence secondaire dépend d'un vote annuel de votre conseil municipal ou de votre intercommunalité, encadré par des règles strictes de plafonnement et de calendrier.
Les séances plénières du conseil régional sont publiques par principe, mais les modalités d'accès varient selon les régions et l'assistance reste passive.