Une autorisation de passage pour raccorder des bâtiments
La Ville a accordé à Saint-Lô Chauffage Urbain une servitude de passage gratuite dans le sol et le sous-sol d’une parcelle municipale située rue Fontaine Venise. Cette autorisation durable doit permettre le passage de canalisations enterrées du réseau de chaleur urbain.
Le raccordement concerne notamment le foyer de jeunes travailleurs Espace Rabelais, la résidence étudiants Michel Lelandais, le centre social Henri Bourdier et la Caisse d’allocations familiales. Le réseau est exploité dans le cadre d’un contrat de 25 ans confié à IDEX Territoires, avec une société dédiée, Saint-Lô Chauffage Urbain.
Des travaux qui perturbent les usages quotidiens
Le débat a rapidement porté sur les nuisances liées au chantier : accès compliqués aux commerces, arrêts de bus non desservis, cheminements piétons difficiles, stationnement perturbé et inquiétudes pour l’accès aux cabinets médicaux. Les secteurs de la rue de la Marne, de la rue Croix Canuet, de Bellevue et des Sycomores ont été cités, ces travaux étant d'une ampleur comparable à certains grands projets réactualisés pour la ville.
La municipalité a rappelé que le chantier avance par phases et que l’entreprise doit informer les riverains, notamment par distribution de documents dans les boîtes aux lettres. Arnaud Genest a indiqué que des points hebdomadaires sont organisés avec l’entreprise pour ajuster le phasage, les déviations et la signalétique selon les retours du terrain, une gestion qui relève directement des pouvoirs du conseil municipal pour l'aménagement local.
Signalétique et commerçants impactés
Plusieurs élus ont demandé une meilleure signalisation pour indiquer que les commerces et cabinets médicaux restent ouverts, en particulier aux Sycomores. La Ville souhaite renforcer l’information, y compris sur ses supports de communication, et organiser si nécessaire des réunions ciblées avant certaines phases de chantier, à l'image du comité consultatif mis en place pour le dialogue avec les commerçants des marchés.
La question d’une indemnisation des commerçants touchés a aussi été posée. La majorité a répondu que ce type d’aide obéit à des critères juridiques stricts, notamment l’existence d’une perte importante et durable, rappelant l'encadrement rigoureux du financement des projets locaux et des aides publiques.
