Une association culturelle fragilisée
Corinne Barbet a interrogé la municipalité sur la situation d’Art Plume, association culturelle touchée par plusieurs difficultés, dont l’incendie criminel survenu en juillet 2025. Elle a rappelé l’importance du Festival des Hétéroclites, prévu les 13 et 14 juin, et demandé plus de visibilité sur l’avenir du bâtiment lors d'un récent conseil municipal.
La maire a réaffirmé l’attachement de la Ville à l’association et aux activités qu’elle porte. Elle a indiqué que la municipalité reste en lien régulier avec Art Plume depuis l’incendie, tout en rappelant que les réponses doivent tenir compte des expertises techniques, des démarches d’assurance et du cadre judiciaire.
Un bâtiment très dégradé et un dossier coûteux
Arnaud Genest a expliqué que la Ville attend encore des rapports définitifs sur l’état structurel de la partie incendiée, notamment concernant les poutres. Une partie du bâtiment est hors service, tandis que d’autres espaces pourraient éventuellement faire l’objet d’une réflexion différente selon le calendrier des grands projets réactualisés par la collectivité.
Brigitte Boisgerault a précisé que la Ville devra supporter 100 000 € de franchise, avec une prise en charge maximale de 450 000 € par l’assurance. La reconstruction ou la transformation du site n’était pas prévue dans le plan d’investissement, ce qui oblige la commune à réexaminer ses priorités et ses capacités en matière de financement des projets locaux.
Le festival accompagné malgré l’absence de salle
Nicolas Bonabe de Rougé a rappelé que l’association est accompagnée depuis plusieurs années, avec des rencontres régulières et une aide à la recherche de financements. La Ville a aussi pris contact avec certains partenaires afin de sécuriser le paiement de dépenses liées au festival, dans l’attente du vote des subventions en juin.
La salle Salvador-Allende a été évoquée comme solution ponctuelle pour certaines activités, même si elle ne remplace pas pleinement le bâtiment d’Art Plume. La municipalité a insisté sur la nécessité de distinguer l’avenir de l’association, qui poursuit ses actions, et celui du bâtiment, dossier technique et financier plus lourd pour le budget 2026.
