L’idée d’un casino remise sur la table
Alain Ozouf a proposé de relancer l’idée d’un casino à Saint-Lô, en avançant trois arguments : la création d’emplois, l’animation du centre-ville et les recettes potentielles pour la commune. Il a cité l’exemple de Coutainville, où le casino rapporte selon lui 800 000 € à la collectivité.
La maire a répondu que le sujet avait déjà été évoqué en fin de précédent mandat, mais que la réglementation actuelle ne correspond pas directement à la situation de Saint-Lô. Une évolution du cadre légal ou une dérogation serait nécessaire avant même d’étudier la localisation, la zone de chalandise et le montage du projet.
Banque de France, Haras ou pôle hippique
Le bâtiment de l’ancienne Banque de France a été cité par l’opposition municipale comme emplacement possible. La majorité a rappelé qu’un appel à manifestation d’intérêt y avait plutôt imaginé des espaces de travail, de convivialité et de restauration. Sa transformation serait lourde, notamment en matière de stationnement et de financement.
D’autres lieux à fort rayonnement ont été mentionnés, comme le Haras ou le pôle hippique. La maire a souligné que le sujet relève de l’attractivité et devrait être travaillé avec méthode, en tenant compte des contraintes administratives et économiques, sujet d'ailleurs renforcé par l'adhésion de Saint-Lô à l’agence Attitude Manche.
Boisjugan, golf et tourisme de plein air
L’opposition a également proposé de travailler sur le site du Boisjugan, avec un practice de golf modernisé, une hôtellerie de plein air, une ferme pédagogique et des actions d’insertion pour l’entretien du site. La majorité a rappelé que le musée du Boisjugan abrite des collections protégées, imposant des obligations patrimoniales et un lien avec les services de l’État chargés de la culture.
Le développement du golf, d’un mini-golf, d’un club house, d’une aire d’accueil pour cyclotouristes ou d’une forme de camping a été discuté au sein du conseil municipal. Les élus de la majorité ont indiqué que ces sujets existent dans la réflexion globale sur le site, mais qu’ils doivent rester compatibles avec les usages actuels du parc, les contraintes patrimoniales, les coûts d’aménagement et le futur projet scientifique et culturel du musée.
