Réuni le 27 mars 2026, le conseil municipal de Saint-Gratien a arrêté les principales règles de fonctionnement de la mandature 2026-2032. Les élus ont notamment créé sept commissions permanentes, encadré le temps de parole et fixé les droits des groupes minoritaires, dans un cadre présenté plus largement dans notre guide sur le fonctionnement du conseil municipal.
La séance a également fixé les indemnités mensuelles brutes du maire, des adjoints et des conseillers délégués. Après majorations, l’enveloppe atteint 23 857,49 euros par mois, tandis qu’au moins 2 % du montant total sera consacré à la formation des élus. Ces mesures ont été adoptées par 29 voix contre 6, comme le détaille notre article consacré aux indemnités et à la formation des élus.
Impôts inchangés et services publics adaptés
Pour les habitants, le principal repère budgétaire reste la stabilité des taux d’imposition locale en 2026. Le taux de taxe foncière sur les propriétés bâties est maintenu à 39,91 %, celui sur les propriétés non bâties à 54,47 % et celui de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires à 15,17 %. La Ville augmente parallèlement de 47 540 euros son soutien au cinéma Les Toiles, confronté à des difficultés de trésorerie.
Les services municipaux vont aussi évoluer avec la création de six emplois permanents dans la petite enfance, l’informatique, les bâtiments, les écoles et la médiathèque. Un accompagnement social confidentiel sera proposé aux agents pendant trois ans, avec jusqu’à cinq rendez-vous et une intervention trimestrielle d’un assistant social. Cette évolution complète la mise en place prochaine d’une instance chargée du dialogue social et des conditions de travail.
La commune prépare par ailleurs la dématérialisation de plusieurs procédures entre 2027 et 2030, notamment pour les marchés publics, la comptabilité, les signatures électroniques et les convocations des élus. L’adhésion au groupement de commandes du Centre interdépartemental de gestion prévoit une participation de 241 euros la première année, puis de 63 euros par an.
Des investissements pour la santé, l’environnement et le cadre de vie
Plusieurs projets concernent directement les équipements de proximité. La transformation d’un appartement de la rue Danielle Casanova en deux cabinets médicaux représente 142 906,99 euros de travaux, avec une livraison annoncée courant ou fin avril 2026. Le Centre culturel du Parc, le Relais Petite Enfance, l’Hôtel de Ville, l’éclairage public et le groupe scolaire Jean Sarrailh font également l’objet de travaux ou de demandes de financement.
La commune s’engage aussi dans un programme consacré à l’eau, au climat et à la biodiversité pour 2026-2030. Il prévoit la désimperméabilisation et la végétalisation des cours des écoles Jean Moulin et Jean Sarrailh, des aménagements au parking du bowling et à la placette Marcel Sembat, ainsi que des dispositifs de récupération des eaux de pluie. L’Agence de l’eau Seine-Normandie doit apporter un appui technique et financier à cette démarche.
Enfin, les questions de l’opposition ont porté sur l’attractivité du marché, la sécurité autour des écoles, les stationnements vélo, l’urbanisme et l’accès aux soins. La Ville recense 344 emplacements vélo et prévoit de nouvelles animations pour le marché, tandis que le débat sur le projet d’aménagement et de développement durables doit intervenir lors d’un prochain conseil. Les autres décisions concernant les travaux, la culture et les services publics sont réunies dans notre récapitulatif des projets municipaux.
