Le Conseil de Paris a adopté un vœu demandant un moratoire sur les fermetures de classes prévues à la rentrée 2026. La majorité municipale dénonce une logique comptable qui transformerait la baisse du nombre d’élèves en réduction de moyens.
Réduire les effectifs plutôt que les moyens
L’Exécutif estime que l’évolution démographique devrait permettre d’alléger les classes et de mieux accompagner les élèves, notamment ceux en situation de handicap. Il critique aussi un effort proportionnellement plus important demandé à l’enseignement public qu’aux établissements privés sous contrat, rappelant les débats récents sur le financement public de l'établissement Stanislas.
Pour comprendre les enjeux de cette décision, il convient de rappeler qui gère les écoles en France, l'État conservant la main sur les postes d'enseignants tandis que la municipalité assure la gestion matérielle des locaux.
Des maires d’arrondissement de la majorité et de l’opposition ont évoqué les absences d’enseignants non remplacées, l’épuisement des directions et l’inquiétude des familles. Le vœu demande au Rectorat de l'académie de Paris de mieux considérer les critères sociaux et les réalités locales, tout en renforçant le dialogue avec les communautés éducatives.
