La commune de Pont-l’Abbé sera représentée par Valérie Dréau au sein de l’assemblée générale et du conseil consultatif de la SPL Destination Pays Bigouden Sud. Cette société publique locale gère l’office de tourisme communautaire, qui intervient à l’échelle du territoire.
La désignation, adoptée à l’unanimité, permet à la commune de participer aux échanges sur la stratégie touristique intercommunale. Pour comprendre le rôle de cette instance, il faut distinguer le conseil municipal des structures intercommunales, dont les compétences peuvent concerner plusieurs communes.
Une gouvernance associant élus et professionnels
Le conseil d’administration compte 15 membres, avec des représentants de la Communauté de communes du Pays Bigouden Sud, des communes de Penmarc’h et de Plomeur, ainsi que des professionnels du tourisme. Le conseil consultatif réunit 24 membres, répartis entre élus et professionnels. La communauté de communes présente ses compétences et ses structures sur son site officiel.
L’assemblée générale associe la communauté de communes et les communes du territoire. Pont-l’Abbé n’est pas directement représentée au conseil d’administration, mais elle participe à l’assemblée générale et au conseil consultatif par l’intermédiaire de sa représentante. Les citoyens peuvent aussi mieux comprendre le fonctionnement de ces instances grâce à ce guide sur la composition et les compétences du conseil intercommunal.
Une taxe de séjour proche du million d’euros
La taxe de séjour est collectée par la Communauté de communes du Pays Bigouden Sud auprès des visiteurs hébergés sur le territoire. Son produit est ensuite réparti entre plusieurs usages liés au tourisme et à l’action publique locale.
« La taxe de séjour est collectée par la Communauté de communes du Pays Bigouden Sud (CCPBS). Son produit représente près d’un million d'euros. La collectivité reverse ensuite à la SPL environ 100 000 euros. Une part de cette taxe est également reversée au département. La CCPBS conserve une partie de cette recette pour financer le service tourisme, qui compte notamment plusieurs agents, dont Françoise Le Bourdon. Pour exemple, la CCPBS a pu mener des actions, notamment sur la restauration de la chapelle de Tronoën, site qui a été fléché d’intérêt communautaire. »
Le maire
La communauté de communes conserve donc une partie de la recette pour financer son service tourisme, tandis qu’une autre part revient au Département du Finistère. Ce mécanisme illustre le financement croisé des projets locaux, dans lequel plusieurs niveaux de collectivités peuvent intervenir.
Pour aller plus loin, notre article explique qui finance les projets locaux en France et comment se répartissent les contributions publiques.
