Un projet situé à Dinard, mais suivi de près à Pleurtuit
Pleurtuit était appelée à se prononcer sur le dossier d’autorisation environnementale lié aux travaux du système d’assainissement de Dinard. Même si la quasi-totalité des travaux concerne la station d’épuration de Dinard et les secteurs de rejet, le sujet touche aussi Pleurtuit, car certains ouvrages et flux d’eaux usées concernent le territoire communal.
Le dossier prévoit notamment des interventions sur les réseaux unitaires, qui mélangent eaux usées et eaux de pluie, afin d’aller vers un double réseau séparé. Un diagnostic doit aussi être mené pour réduire les eaux parasites, ces eaux indésirables qui entrent dans les canalisations et peuvent saturer les équipements. Cette décision stratégique a été prise lors d'un conseil municipal afin de garantir la pérennité des infrastructures locales.
Des questions sur le financement et les impacts
Fabienne Derondier a interrogé la municipalité sur l’impact financier du projet pour Pleurtuit et sur le rôle éventuel de la régie d’assainissement du secteur. Hélène Reux a répondu que Dinard et la régie d’assainissement relevaient de deux entités distinctes : Dinard finance ses propres travaux, tandis que la convention existante organise les redevances sans faire financer les travaux dinardais par la régie.
Alain Barbé a confirmé qu’il ne s’agissait pas pour Pleurtuit de payer la station d’épuration de Dinard. Les politiques publiques d'assainissement encadrent strictement le traitement des effluents et le financement de projets locaux reste un sujet sensible, car il faut s’assurer que les effluents supplémentaires liés aux futurs projets hôteliers et tertiaires de la zone d’aménagement concerté soient bien pris en compte dans les études d’impact.
Des garanties demandées à Dinard
Le conseil a assorti son avis favorable de trois engagements demandés. D’abord, la pollution supplémentaire liée aux projets hôteliers ou tertiaires devra être pleinement intégrée aux études, avec une garantie écrite que la station pourra traiter ces charges sans dépasser les normes de rejet. Cette vigilance est portée par les élus, y compris ceux de l' opposition au conseil municipal, qui veillent au respect des équilibres environnementaux.
Ensuite, les travaux de sécurisation du poste de refoulement situé sur Pleurtuit devront être prioritaires, avec un calendrier précis, une capacité de pompage augmentée pour éviter les débordements vers Dinard et un plan de lutte contre les eaux parasites. Une troisième garantie est également associée à l’avis favorable, le procès-verbal de la séance soulignant la volonté de préserver les intérêts de Pleurtuit dans le suivi du projet.
