Un outil stratégique pour l'avenir de la commune
Le conseil municipal de Plescop a validé la révision de son Plan Local d'Urbanisme (PLU), un processus entamé en mars 2021. Ce nouveau document prend en compte les évolutions réglementaires majeures telles que les lois ALUR, LAAF, ELAN et Climat et Résilience, ainsi que les changements de contexte territorial, notamment l'annulation de l'ancien SCOT de Golfe du Morbihan Vannes Agglomération et l'arrêt du projet de SCOT-AEC.
Les objectifs principaux de cette révision sont multiples : intégrer les nouvelles réglementations, accompagner et maîtriser le développement urbain de Plescop, et préserver le cadre de vie et l'environnement local. Le projet a fait l'objet de nombreux débats et consultations, incluant le Projet d'Aménagement et de Développement Durables (PADD), des avis de personnes publiques associées (préfet, agglo, chambres consulaires, etc.) et une enquête publique qui a généré 82 contributions. Cette maîtrise foncière s'appuie également sur le droit de préemption urbain reconduit sur l'ensemble des zones urbaines.
Adaptations et réserves pour un urbanisme équilibré
La commissaire-enquêtrice a rendu un avis favorable, assorti de réserves et de recommandations. Les réserves portaient notamment sur l'interdiction de construire des sous-sols et la suppression d'un emplacement réservé pour un cheminement doux, une thématique chère à la commune qui investit parallèlement dans les axes cyclables prioritaires. Parmi les recommandations figuraient la suppression de l'OAP S7 Atlanparc concernant le stationnement, la protection des continuités écologiques en milieu urbain et la réalisation d'études paysagères. Le conseil a pris en compte ces ajustements, à condition qu'ils ne remettent pas en cause l'économie générale et les choix politiques du PLU initial.
Plusieurs modifications concrètes ont été intégrées, comme l'ajustement du zonage de la ZAC Park Nevez, la création d'une extension urbaine de 1,33 ha pour les activités économiques à Kerluherne et l'actualisation des zones humides. Des précisions ont également été apportées au règlement concernant les définitions, la diversité commerciale, le risque inondation et la préservation des plantations existantes. Pour renforcer cette protection du paysage, la commune impose désormais une déclaration préalable pour les clôtures et a instauré un permis de démolir obligatoire pour protéger le bâti ancien.
Malgré l'unanimité lors de l'arrêt du PLU, une partie du conseil municipal (6 élus) a voté contre sa version finale, regrettant un manque d'association et de temps pour consulter les nombreux documents annexés. Le maire a souligné la transparence du processus et les efforts de consultation tout au long des années de travail, rappelant que ce document est le socle des futurs projets, à l'image du lotissement Saint-Hamon dont l'aménagement se poursuit.
