Face aux défis financiers et administratifs actuels, le conseil municipal a voté à l'unanimité une motion de soutien pour la liberté locale, initiée par l'Association des Maires de France. Les élus locaux s'inquiètent d'un désengagement de l'État qui s'accompagne paradoxalement d'une multiplication des normes et d'une centralisation des décisions. Cette prise de position vise à défendre la capacité d'agir des municipalités, échelon le plus proche des citoyens.
Revendications pour le budget 2026
Le texte adopté liste des demandes précises concernant les finances publiques territoriales. Les élus réclament notamment la fin du gel de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) et s'opposent à l'augmentation des cotisations employeurs à la CNRACL. La motion souligne que les communes ont prouvé leur résilience lors des crises successives et qu'elles ne doivent pas être les variables d'ajustement du budget national.
Simplifier pour mieux construire
Au-delà du volet financier, c'est la complexité des procédures qui est pointée du doigt. La municipalité demande un moratoire sur les nouvelles contraintes réglementaires, particulièrement en matière d'urbanisme et de commande publique. Selon les élus, la réalisation de projets locaux est aujourd'hui plus onéreuse et lente qu'il y a vingt ans, entravant le développement du territoire.
