Depuis le 19 août 2026, l’ensemble du Morbihan continental est placé en crise sécheresse. Cette décision concerne onze zones de gestion et renforce les restrictions sur les prélèvements d’eau dans les cours d’eau, les nappes, les puits, les forages, les plans d’eau connectés et le réseau public.
Les zones concernées sont Aff, Axe Blavet, Axe Vilaine, Blavet rive droite, Blavet rive gauche, Ellé, Littoral, Oust amont, Oust aval, Scorff et Yvel. Belle-Île, Groix, Hoedic et Houat ne sont pas incluses dans cette décision : elles restent en alerte renforcée au titre d’un arrêté distinct.
Quels usages sont concernés ?
Les règles applicables sont celles de l’annexe 6 de l’arrêté cadre sécheresse du 8 juin 2026. Elles concernent les prélèvements dans le milieu naturel ainsi que les activités utilisant l’eau du réseau public. Pour certains usages d’irrigation, les mesures restent toutefois au niveau de l’alerte renforcée et ne passent pas au niveau crise.
Les retenues étanches, déconnectées des ressources naturelles pendant l’étiage et remplies conformément aux règles des schémas d’aménagement et de gestion des eaux bénéficient d’une exception. Il en va de même pour les eaux de pluie récupérées dans le respect de la réglementation et les eaux usées traitées réutilisées conformément aux règles en vigueur. Les usagers doivent pouvoir justifier l’origine de l’eau stockée et le volume prélevé depuis le 1er avril. Tout pompage doit être équipé d’un compteur homologué.
Une situation susceptible d’évoluer
La décision s’appuie sur les débits des cours d’eau relevés le 18 août, les échanges entre producteurs d’eau et les prévisions météorologiques annonçant peu de précipitations à court terme. Les services de l’État dans le Morbihan évoquent un risque de pénurie d’eau potable et de dégradation de sa qualité.
Les mesures entrent en vigueur dès leur publication sur VigiEau. Elles resteront applicables jusqu’au 30 novembre 2026 à minuit, sauf levée anticipée ou aggravation de la situation. Des contrôles peuvent être réalisés par les agents habilités, la gendarmerie et les maires ; les infractions sont passibles d’une contravention de cinquième classe.
