Blavet : une dérogation temporaire pour sécuriser l’eau potable à Lorient
Lorient Agglomération a été autorisée à réduire temporairement le débit laissé dans le Blavet par ses prélèvements destinés à l’eau potable. Cette dérogation, valable jusqu’au 4 septembre 2026 inclus, était déjà expirée lorsque l’arrêté a été publié au recueil préfectoral le 7 septembre.
Par la rédaction d’Echo des villes
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Pour éviter une rupture d’alimentation en eau potable, Lorient Agglomération a obtenu une autorisation temporaire de poursuivre ses prélèvements dans le Blavet à un niveau inférieur au débit habituellement réservé au cours d’eau. La mesure concernait les prises d’eau des usines de Langroise et de Coët Er Ver, à Hennebont.
Le prélèvement devait être interrompu dès que le débit atteignait le vingtième du module interannuel au droit de la prise d’eau. Le module interannuel correspond au débit moyen calculé sur plusieurs années. L’autorisation devait rester révisable en fonction de l’évolution de la météo et de la situation hydrologique.
Un suivi renforcé du Blavet
La collectivité devait suivre l’influence des prélèvements sur le milieu aquatique et transmettre les résultats aux services de la direction départementale des territoires et de la mer après chaque contrôle. Elle devait aussi communiquer toutes les 48 heures les volumes prélevés.
Ces précautions intervenaient alors que le Morbihan était placé en situation de crise sécheresse, avec des prévisions de faibles pluies et une humidité des sols au plus bas. Le contexte comprenait également l’arrêt de l’usine du Petit-Paradis sur le Scorff et des tensions sur plusieurs secteurs d’alimentation en eau potable, notamment ceux dépendant du Leslé.
Une autorisation déjà échue lors de la publication
L’arrêté a été signé le 21 août 2026 et prévoyait une dérogation jusqu’au 4 septembre 2026 inclus. Il a toutefois été publié au recueil des actes administratifs le 7 septembre 2026, après la fin de cette période : la mesure temporaire n’était donc plus en vigueur à la date de publication du recueil.
Eau du Morbihan, également citée dans le dossier pour ses interconnexions et son rôle dans l’alimentation en eau potable, fait partie des acteurs concernés par le contexte départemental de tension sur la ressource.
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