Un équipement prévu pour 400 repas quotidiens
Le futur restaurant scolaire du groupe Gérard-Philipe doit pouvoir servir 400 repas par jour. Le projet validé en décembre 2024 repose sur une production externalisée livrée en liaison chaude ou froide, avec un self pour les élèves de l'école élémentaire et des exigences environnementales fortes. Son coût prévisionnel, études et aménagements compris, atteint 2,49 millions d'euros hors taxes.
Une demande de comparaison entre les solutions
Plusieurs élus, dont Anne Vimont qui a récemment rejoint la commission scolaire, ont estimé que le choix du mode de production n'avait pas été suffisamment étudié. Une pétition réunissant 550 signatures, parmi lesquelles celles de 122 électeurs de la commune, a été évoquée. Sarah Racapé a demandé une comparaison complète intégrant les coûts de fonctionnement, tandis que Nadia Meziani a regretté le manque d'explications sur les liaisons chaude et froide. Bernard Ollier a défendu la possibilité d'emprunter en estimant que « 300 000 € sur 30 ans, ce n'est rien ».
Des protestations sonores à l'extérieur de la salle ont conduit Laurent Prizé à demander le respect des élus lors de ce conseil municipal, en déclarant que « le bruit des casseroles n'est pas correct ». La séance a été suspendue avant que le maire ne propose de reporter l'attribution des marchés. Rappelons qu'en France, la loi précise clairement qui gère les écoles et la restauration scolaire au niveau communal.
Le dialogue doit se poursuivre
Le maire a invité l'organe d'opposition municipale à rejoindre le comité de pilotage chargé du choix du prestataire. Aucune décision définitive n'est prise sur le mode de production, la commune indiquant étudier toutes les options, dont une mutualisation avec la cuisine centrale de Rennes conformément aux principes de coopération entre collectivités. Les questions écrites des élus doivent être transmises sous une semaine afin que des réponses puissent être apportées en juillet. Le dossier reviendra devant le prochain conseil municipal.
