Un terrain constructible, mais un bâtiment très contraignant
La propriétaire des parcelles cadastrées ZI 320 et ZI 233, situées à La Houssais, avait proposé à la commune de les acheter. L’ensemble représente 3 684 m² et comprend un ancien bâtiment agricole d’environ 970 m², qui accueillait jusqu’au début de l’année 2025 une activité de fabrication de produits laitiers.
Une visite du site a été organisée avec des élus et le responsable de la direction de l’aménagement et de la transition écologique. Le bâtiment, construit en 1971, a été décrit comme vétuste, sans isolation, avec des espaces intérieurs compartimentés, des cellules froides hors service, des locaux sociaux et des structures modulaires.
L’amiante et la démolition au cœur des inquiétudes
Le principal obstacle concerne la présence potentielle d’amiante, notamment dans la toiture en fibrociment, avec un risque évoqué de contamination d’autres parties du bâtiment. La commune a aussi identifié d’autres coûts possibles : dalle en béton armé très épaisse à démolir, structures modulaires à évacuer, réseaux à prolonger, gestion des eaux pluviales en limite de zone humide, recherches de plomb dans les peintures et de pollution des sols.
Pour la majorité municipale, acheter ce site sans projet précis aurait fait courir un risque financier trop important à la commune. La maire a aussi indiqué que l’utilisation du bâtiment pour du stockage associatif aurait représenté un coût trop élevé et posé des questions de santé publique. Les enjeux de financement des projets locaux imposent souvent une vigilance accrue sur ce type d'acquisition foncière complexe.
Un débat sur les réserves foncières
Plusieurs élus ont exprimé des réserves sur l’abandon de cette opportunité. Roland Le Biavan a estimé que les coûts pourraient être inférieurs et a rapproché ce dossier d’une précédente opération rue de Brest, où la commune avait acheté un site dégradé pour maîtriser son devenir. Loïc Udin a aussi évoqué l’idée d’un usage de stockage pour les associations.
La décision de renoncer à l’acquisition a été adoptée à la majorité lors du conseil municipal, avec 28 voix pour et 5 contre. Les votes contre sont ceux de Nathalie Quiniou, Annette Renard, Roland Le Biavan, Gaël Rouyer et Loïc Udin, marquant une position claire de l'opposition municipale sur ce dossier foncier.
