La Ville de Mons-en-Barœul prépare 2026 avec une situation financière présentée comme solide. Les comptes de 2025 font apparaître 30,8 millions d’euros de recettes de fonctionnement pour 24,1 millions d’euros de dépenses, ainsi qu’une épargne nette de 6 696 938 euros. La commune indique ne porter aucun emprunt et avoir investi 47,72 millions d’euros entre 2020 et 2025 sans recourir à la dette.
Le budget 2026 maintient les taux de fiscalité directe locale, dont la part communale de la taxe foncière sur les propriétés bâties reste fixée à 40,60 %. Plus de 15 millions d’euros doivent financer les équipements, notamment la fin de l’hôtel de ville, le dojo Sébastien Leroy, la rénovation des écoles Provinces et Lamartine ainsi que la requalification des immeubles Barry 1 et Pivoine. Ces choix s’inscrivent dans les mécanismes décrits par le guide sur le financement des projets locaux.
Écoles et services aux familles
La rentrée scolaire 2026 reste marquée par la baisse des effectifs. Les fermetures de classes envisagées à Mons-en-Barœul sont passées de huit à trois : Ronsard est préservée, tandis qu’un recomptage doit encore être réalisé à Sévigné. Les fermetures prévues à Reine Astrid et Guynemer-Rollin restent retenues, alors que La Fontaine bénéficie de la perspective de nouvelles constructions de logements. La répartition des responsabilités entre la commune et les autres acteurs de l’école est expliquée dans ce guide des compétences scolaires.
La commune veut aussi adapter ses équipements et ses services à l’évolution des besoins. Un diagnostic énergétique couvrira les 143 bâtiments municipaux à partir de septembre 2026, avant l’établissement d’un programme de rénovation. Un poste permanent de référent santé et accueil inclusif a par ailleurs été créé pour accompagner les équipes de la petite enfance, du périscolaire et des activités extrascolaires, notamment pour les enfants ayant des besoins spécifiques.
La politique jeunesse combine un festival programmé les 3 et 4 juillet 2026, le recrutement de 44 animateurs en juillet et de 31 en août, ainsi qu’une bourse destinée aux 11-17 ans. Depuis janvier 2025, neuf projets ont été proposés et huit sont réalisés ou en cours, avec environ 50 jeunes impliqués. Le dispositif complète les actions présentées dans l’article consacré aux projets des jeunes Monsois.
Associations, sécurité et décisions de séance
Les associations disposeront en 2026 de 408 557 euros de subventions de fonctionnement, tandis que les clubs sportifs bénéficieront de 283 100 euros. La commune prévoit également 88 381 euros pour les projets et les équipements associatifs. L’opposition estime toutefois que l’inflation a réduit de 15 % la valeur réelle des aides depuis 2020, ce qui nourrit le débat sur les moyens effectivement disponibles pour les structures locales.
La coopération entre police municipale et police nationale est renouvelée jusqu’en 2028. Elle prévoit une vidéosurveillance mutualisée, supervisée en continu par la Métropole européenne de Lille, ainsi que de nouveaux locaux communs. Les horaires d’intervention, la couverture des sorties de métro et la lutte contre les rodéos urbains restent des points d’attention. Le vote a recueilli 31 voix favorables et 4 abstentions.
La séance a enfin abordé la formation des élus, les représentants dans les organismes locaux, les logements de fonction et l’usage possible de locaux vacants pour l’hébergement d’urgence. La captation vidéo des conseils municipaux doit encore être étudiée, comme la participation d’associations à la confection du dessert du banquet des aînés. Les habitants peuvent consulter le guide consacré au rôle du conseil municipal pour mieux suivre ces décisions et leurs débats.
