Les accueils de loisirs sans hébergement de Mons-en-Barœul prévoient de recruter 44 animateurs en juillet 2026 et 31 en août. La commune mise sur une rémunération supérieure au minimum légal pour répondre aux difficultés de recrutement dans l’animation.
Un forfait journalier revalorisé
Les animateurs seront recrutés dans le cadre du Contrat d’Engagement Éducatif. Ce dispositif repose sur une rémunération forfaitaire à la journée, plutôt que sur un décompte horaire classique. Les temps de garderie sont intégrés au forfait journalier, afin d’éviter une perte de revenus pour les personnes concernées.
La rémunération municipale est annoncée entre six et onze fois le salaire minimum interprofessionnel de croissance, contre un plancher légal fixé à 4,30 fois ce salaire. La Ville de Mons-en-Barœul assume ainsi une politique salariale plus favorable pour attirer des animateurs qualifiés.
Une concurrence entre employeurs locaux
La décision intervient dans un contexte de concurrence entre les structures qui recrutent dans l’animation. Des partenaires comme Caramel ou le centre social estiment que ce niveau de rémunération peut créer une distorsion sur le marché local et compliquer leurs propres recrutements.
Le recours au Contrat d’Engagement Éducatif a été adopté à l’unanimité. L’enjeu dépasse la seule période estivale : il s’agit aussi de garantir un encadrement suffisant aux enfants accueillis dans les centres de loisirs, tout en limitant les difficultés liées au recrutement de profils expérimentés.
Les accueils de loisirs s’inscrivent dans les compétences quotidiennes de la commune en matière de services scolaires et de jeunesse.
