À l’occasion du mois des mémoires, le Conseil de Paris a adopté un vœu pour renforcer le travail de transmission autour de l’esclavage. Le texte demande que les commémorations des 10 et 23 mai occupent une place plus importante dans la vie de la capitale conformément à la loi tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage comme crime contre l'humanité.
Contextualiser la statue de Colbert
Une plaque explicative doit être demandée près de la statue de Colbert afin de rappeler son rôle dans la politique coloniale et le Code noir. L’adjoint à l’Outre-Mer Laurent Sorel a insisté sur la nécessité de nommer cette histoire et de reconnaître pleinement les victimes, soulignant que ce débat s'inscrit dans les délibérations officielles conformément à l'obligation de publication des actes administratifs.
Le vœu présente ce travail de mémoire comme un moyen de lutter contre le racisme et les discriminations. Il prévoit aussi que Paris soutienne une reconnaissance nationale renforcée, y compris la demande d’instauration d’un jour férié, une thématique régulièrement abordée par la Direction de l'information légale et administrative. Cette démarche s'ajoute aux autres initiatives de la municipalité, comme la récente attribution de la citoyenneté d’honneur à Narges Mohammadi pour son combat en faveur des droits humains.
