Pour faciliter l’accès au logement des ménages précaires, Marseille veut utiliser davantage les logements déjà disponibles. Les mesures adoptées portent sur l’intermédiation locative dans le parc privé, la réaffectation sociale de biens confisqués, la connaissance des logements vacants et le soutien aux bailleurs sociaux.
Faire entrer des logements privés dans l’offre sociale
La Ville approuve des primes d’intermédiation locative. Ce dispositif permet de confier un logement privé à un organisme qui en assure la gestion et le propose à des personnes en situation de précarité. L’objectif est de mobiliser des biens existants sans attendre la construction de nouveaux immeubles.
Une charte avec l’AGRASC, l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués, doit également faciliter la réaffectation sociale de biens confisqués à Marseille. Le dossier ne précise pas le nombre de biens susceptibles d’être concernés ni leur localisation.
Repérer les logements vacants et produire du logement social
La Ville prévoit par ailleurs une étude sur les logements vacants avec la Fondation pour le Logement des Défavorisés. Un partage de données doit aider à mieux identifier ces biens et à orienter les politiques publiques vers les logements qui pourraient être remis sur le marché.
Des subventions sont enfin accordées aux bailleurs sociaux pour soutenir la production de logements locatifs sociaux. Parmi les organismes engagés dans ce champ figure Habitat et Humanisme, qui porte aussi des opérations d’acquisition-amélioration de logements très sociaux.
Ces leviers s’inscrivent dans une politique plus large, à retrouver dans notre article sur les garanties accordées aux bailleurs sociaux. La question de l’habitat privé dégradé est également abordée dans le dossier consacré à Noailles, la Belle de Mai et Hoche Versailles Pelletan, tandis que notre guide explique comment sont financés les projets locaux.
