À Marseille, la lutte contre l’habitat indigne se poursuit dans trois secteurs prioritaires du centre-ville : Noailles, dans le 1er arrondissement, la Belle de Mai, dans le 3e, et Hoche Versailles Pelletan, dans le 2e. La Ville ajuste le cadre de ses opérations pour améliorer l’habitat privé ancien et mieux protéger les habitants.
Le conseil municipal a approuvé les premiers avenants aux conventions des trois opérations programmées d’amélioration de l’habitat et de renouvellement urbain. Ces documents permettent d’adapter les modalités d’intervention à chacun des secteurs, sans que le rapport précise le nombre de logements concernés ni les montants engagés.
Des outils pour agir sur les logements dégradés
Une opération programmée d’amélioration de l’habitat et de renouvellement urbain combine plusieurs leviers : des aides financières pour les travaux, un accompagnement des propriétaires et des occupants, des outils d’urbanisme et, lorsque cela s’impose, des mesures contraignantes contre les propriétaires défaillants. Cette approche vise à traiter à la fois l’état du bâti et les situations de mal-logement.
La Ville soutient aussi des actions de terrain. Les Compagnons Bâtisseurs Provence interviennent dans l’auto-réhabilitation accompagnée, tandis que l’ADH, l’AELH, l’ASMAD, le CANA et la Fondation pour le Logement des Défavorisés assurent un accompagnement lié aux droits dans le logement. ESF Services et l’AMPIL participent de leur côté au suivi des copropriétés dégradées.
Pour comprendre les décisions prises par une commune, consultez notre guide sur le conseil municipal. Les habitants peuvent également suivre les politiques locales de logement à travers les articles consacrés à la mobilisation du parc privé et des logements vacants et aux garanties d’emprunt pour le logement social.
