Un déficit d’investissement important
Le lotissement communal de la Tannerie-Petite Fontaine a été au centre des échanges budgétaires. Son compte financier 2025 présente un excédent de fonctionnement de 914 094,84 €, mais aussi un déficit d’investissement de 1 381 609,21 €, lié aux dépenses déjà engagées pour l’aménagement. Ces enjeux financiers s'intègrent dans les grands équilibres du budget 2026 adoptés par les élus.
Tannerie-Petite Fontaine
914 094,84 €
Excédent de fonctionnement 2025 reporté
-1 381 609,21 €
Déficit d’investissement 2025 reporté
5 078 299,33 €
Montant de la section de fonctionnement du budget annexe 2026
Des ventes jugées trop lentes
Les élus ont souligné que la commercialisation des terrains ne couvre pas encore les dépenses engagées. Le débat a aussi mis en avant les rétractations de ventes, la concurrence d’autres lotissements et l’absence de recettes attendues de la taxe d’aménagement lorsque les terrains ne se vendent pas. Pour rappel, c'est le conseil municipal qui prend les décisions structurantes sur l'aménagement du territoire communal.
La municipalité prévoit de renforcer le pilotage de ce dossier, avec des objectifs de vente et une communication sur les terrains disponibles. Le procès-verbal de la séance mentionne aussi des reports ou incertitudes sur certains travaux, notamment autour de l’allée de la Vignole et de l’allée de Bellevue, en raison de la trésorerie.
Le temps des agents refacturé au budget annexe
Le conseil a validé à la majorité une règle de remboursement du temps de travail consacré à la Tannerie par les services municipaux. Les pourcentages retenus concernent notamment la direction des services techniques, le centre technique municipal, le secrétariat technique, la comptabilité, les finances et l’urbanisme. Ce suivi rigoureux de la part du personnel communal permet une meilleure transparence analytique.
Cette refacturation vise à faire porter au budget du lotissement les coûts de suivi du projet, plutôt que de les laisser uniquement dans le budget principal. Le poste lié à l’urbanisme est aussi appelé à passer à un temps de travail à 100 %, contre 80 % actuellement, au regard des difficultés de commercialisation.
