La Madeleine va bénéficier d’un fonds de concours de 26 694,50 € accordé par la Métropole européenne de Lille pour étendre son réseau communal de vidéoprotection. Pour les habitants, cette décision prépare l’installation de nouveaux équipements, sans préciser dans les éléments présentés le nombre ni les emplacements des caméras concernées.
La majorité présente la vidéoprotection comme un maillon d’une chaîne plus large de sécurité publique, associant prévention et intervention. L’opposition s’est abstenue en faisant valoir l’absence de doctrine de sécurité explicitée, d’évaluation rigoureuse et de garanties suffisamment détaillées sur les libertés individuelles.
Elle a notamment évoqué une hausse annuelle de 7 à 8 % des crimes et délits ainsi qu’une progression de 40 % des vols dans les véhicules en 2024. Ces chiffres sont avancés dans le débat municipal et servent à interroger l’efficacité attendue des caméras, sans constituer une évaluation du futur dispositif.
Un centre de supervision avant l’été
La majorité annonce la création d’un Centre de supervision urbain avant l’été 2026, sous réserve de la position du maire de Saint-André. Ce centre doit permettre de superviser les images et de coordonner le dispositif à l’échelle annoncée. Le projet reste donc lié à une décision intercommunale entre les communes concernées.
La protection des données et des libertés doit être encadrée par un comité d’éthique et par la Commission nationale de l’informatique et des libertés. La question est centrale pour les habitants : la vidéoprotection ne concerne pas seulement la sécurité, mais aussi les conditions de collecte, de consultation et de conservation des images.
La séance a par ailleurs attribué 13 000 € à la Fédération française de tir pour insonoriser le stand de tir. Cette subvention a été adoptée à l’unanimité. Les enjeux locaux de sécurité et de prévention sont également abordés dans l’article consacré à la nouvelle organisation municipale.
