Le Domaine des Hayes, à Maxent, bénéficie de trois périmètres de protection destinés à préserver une colonie de mise-bas de noctules communes. Cette chauve-souris, protégée en France et en Europe, est classée vulnérable sur la liste rouge nationale.
Des arbres et des zones obscures à préserver
Dans les périmètres concernés, les coupes d’arbres et l’enlèvement des arbres morts sont interdits. Les aménagements et travaux ne sont pas autorisés, pas plus que l’éclairage intérieur ou dirigé vers les zones protégées.
Sur les parcelles ZM 67 à 71, la protection couvre une bande de 20 mètres au nord du chemin d’accès cadastré ZM 119. La limite exacte devra être matérialisée par un marquage préalable des arbres. Les feux d’artifice sont également interdits sur un ensemble plus large de parcelles.
Des interventions restent possibles sous conditions
Les interventions de sécurité publique et les suivis scientifiques autorisés restent permis. L’élagage est possible le long de la route départementale 63 et, sous certaines limites, sur le reste des périmètres. Des opérations nécessitant un avis du Groupe mammalogique breton et une autorisation de la direction départementale des territoires et de la mer sont aussi prévues.
Une signalétique sera installée aux entrées des cheminements piétons. Un suivi annuel des chiroptères pendant la période de mise-bas est imposé, avec la possibilité de réunir un comité associant notamment la mairie de Maxent, l’Office français de la biodiversité et les acteurs spécialisés.
Cette protection s’inscrit dans les mesures de préservation des espèces, comme la dérogation encadrant les travaux concernant les hirondelles à La Bouëxière. Le public peut aussi consulter les prescriptions environnementales prévues pour le site de transit de Taden.
