Une parcelle boisée vendue 1 000 euros
Le conseil municipal a autorisé la cession de la parcelle ZM 0062 à M. Bruno Martin, domicilié rue de Saint-Cyr à Guer. Le terrain, d’une superficie de 1 990 m², appartient au domaine privé de la commune et a été vendu au prix de 1 000 euros, avec frais de notaire et de géomètre à la charge de l’acquéreur.
Le service des Domaines avait estimé cette parcelle à 500 euros. La décision n’a pas été adoptée à l’unanimité : 25 élus ont voté pour et 4 se sont abstenus. Les citoyens souhaitant en savoir plus sur l'exercice démocratique local peuvent par ailleurs assister au conseil municipal lors des séances publiques.
Entretien, pêche et intérêt écologique
Vincent Cowet a expliqué que la commune possède de petites parcelles issues de l’histoire foncière locale, notamment de remembrements, de déviations de routes ou de legs. Selon lui, la Ville devient plus réticente à conserver ce type de biens lorsque leur entretien devient lourd pour les services techniques.
Maxime Quesnel a contesté cette approche pour ce terrain situé en bord de cours d’eau. Il a défendu l’intérêt écologique de la parcelle, rappelant que les embâcles naturels peuvent être utiles à la biodiversité conformément aux enjeux de la stratégie nationale biodiversité. Christophe Poirier a indiqué que le site comportait aussi des dépôts sauvages et que l’acquéreur, membre du bureau d’une association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique, était sensible à la préservation de la nature. Il est à noter que l'élu Maxime Quesnel porte un regard vigilant sur les dossiers environnementaux, comme il l'avait fait au cours d'un débat sur le budget participatif 2025.
Une réflexion plus large sur les terrains communaux
Le débat a rejoint un autre échange de la séance, consacré aux déclarations d’intention d’aliéner. Ces déclarations informent la commune qu’un bien est mis en vente et lui permettent, dans certains cas, d’exercer un droit de préemption, c’est-à-dire d’acheter à la place de l’acquéreur prévu lorsqu’un projet d’intérêt général le justifie. Sur les dossiers présentés, la Ville a renoncé à préempter.
Maxime Quesnel a notamment évoqué un terrain impasse de la Fontenelle, qu’il jugeait intéressant pour la biodiversité en centre-ville. Au sein de l'hémicycle, le rôle de l'opposition municipale permet justement d'apporter cette contradiction constructive sur la gestion du patrimoine forestier ou urbain. Le maire a répondu que la politique communale de préemption vise d’abord les terrains utiles à l’habitat ou à des équipements publics. Vincent Cowet a proposé de poursuivre la discussion en commission, sachant que la Ville de Guer répartit les dossiers thématiques entre cinq instances de travail spécialisées.
