Un financement départemental recentré
La commune a été informée d’un changement important dans la lutte contre le frelon à pattes jaunes, plus connu sous le nom de frelon asiatique. Le Département ne participera plus financièrement à la destruction des nids et recentre son enveloppe, réduite à 20 000 €, sur l’animation du dispositif collectif.
Ce retrait ne met pas fin au programme coordonné avec Fredon Normandie, organisme spécialisé dans la surveillance et la lutte contre certaines espèces nuisibles ou à enjeu sanitaire. Mais il change l’équilibre financier pour les communes et les habitants, car une part du coût auparavant prise en charge par la collectivité départementale devra être assumée autrement, soulignant la différence de compétences entre conseil départemental et régional dans le soutien aux territoires.
Une décision communale à venir
En 2025, la commune a participé à hauteur de 6 760 € sur un total de 8 385 € de destructions, tandis que le Département a pris en charge 1 625 €. La participation communale représentait environ 80 % du coût. La question posée pour la saison à venir est donc claire : Valdallière maintiendra-t-elle ce niveau d’aide ou ira-t-elle jusqu’à 100 % ?
Le dispositif collectif conserve un intérêt économique. Fredon rappelle que le coût moyen d’une destruction dans ce cadre était de 86 € en 2025, contre 125 € en moyenne hors dispositif, soit 39 € d’écart par intervention. Pour les habitants, le maintien d’une organisation collective peut donc limiter les frais et faciliter le signalement des nids, dans un contexte où le conseil municipal doit arbitrer ses priorités budgétaires.
Référents locaux et prévention
La commune devra mettre à jour les coordonnées de son ou de ses référents frelon asiatique. Après une réunion d’information avec Fredon Normandie, ces personnes pourront vérifier les signalements de nids sur le territoire communal. Ces sujets de proximité sont souvent abordés lors des commissions municipales thématiques.
Valdallière devra aussi désigner un référent sanitaire pour les espèces présentant un enjeu pour la santé humaine, comme les chenilles processionnaires, les ambroisies, la berce du Caucase ou le moustique tigre. La même personne pourra éventuellement assurer les deux rôles. En complément de la destruction des nids, des formations au piégeage de printemps pourraient être proposées pour 2027, avec un démarrage dès le mois de mars afin de limiter la multiplication des nids.
