Après plusieurs années marquées par la crise sanitaire, l’inflation, la hausse de l’énergie et celle des taux d’emprunt, la ville présente un budget 2026 orienté vers les équipements et les travaux. Les dépenses réelles de fonctionnement devraient progresser de 2,5 %, avec une hausse estimée à 4 % des charges de personnel. La municipalité affirme toutefois qu’elle n’augmentera pas les impôts en 2026.
Des marges financières retrouvées
Entre 2020 et 2025, Draveil indique avoir investi 43,6 millions d’euros, notamment dans l’enfance, les espaces publics, les bâtiments et la voirie. La facture énergétique est passée de 191 000 euros en 2020 à 1,371 million d’euros en 2023, avant un effort de maîtrise des dépenses. La capacité de désendettement, qui mesure le nombre théorique d’années nécessaires pour rembourser la dette, est passée de 23,4 années en 2023 à 7,1 années en 2025. L’épargne nette atteint 829 774 euros en 2025.
Le programme prévoit environ 2 millions d’euros par an pour la voirie et l’enfance. En 2026, 1,05 million d’euros sont annoncés pour plusieurs rues, dont les rues du Port aux Dames, Ferdinand Buisson, du Port aux Malades et du Bac de Ris. Les abords de l’école Pierre et Marie Curie, les écoles Saint-Exupéry et Pierre Brossolette ainsi que la restauration scolaire figurent aussi parmi les opérations prévues. Les habitants peuvent suivre les compétences liées à ces interventions grâce à notre article sur la gestion des routes en France.
Un terrain de football synthétique doit être aménagé au Cosec pour 400 000 euros en 2026. La couverture du tennis de la Citadelle est annoncée pour 2027, sous réserve de subventions. L’éclairage public doit atteindre 100 % de diodes électroluminescentes en 2030, contre 70 % déjà réalisés. La ville prévoit également 1 million d’euros par an pour la rénovation énergétique des bâtiments publics.
Des équipements nouveaux et un débat sur le financement
Le programme culturel comprend un cinéma de trois salles, d’une capacité annoncée de 284 places, avec une programmation art et essai, grand public et en version originale. La ville prévoit 1,5 million d’euros en 2027, après des études en 2026. Aux Mazières, une maison de la parentalité et une ludothèque sont annoncées. Une maison des 1 000 premiers jours doit être installée au parc du Château des Sables, tandis qu’une ferme pédagogique est espérée pour 2028. Le Café Cultures doit aussi accueillir un projet de pôle jeunesse.
La maire Anne-Marie Jourdanneau-Fort a assuré que « les finances de la ville vont très bien ». François Damerval a, au contraire, qualifié le rapport de « loufoque », en contestant certaines hypothèses économiques, le recours aux cessions et l’utilisation des réserves. Typhaine Desbois-Bouby a dénoncé une absence de sincérité budgétaire et qualifié les charges de personnel de « boulet financier ». Elle a également souligné l’écart entre les 2 millions d’euros annoncés pour les écoles et les 880 000 euros inscrits.
La prise d’acte du débat budgétaire a recueilli 26 voix pour, 13 abstentions et aucune voix contre. La discussion laisse donc ouvertes deux questions centrales pour les habitants : la capacité de la ville à maintenir son niveau d’investissement et la solidité du financement retenu pour les années à venir. Pour comprendre le rôle de l’assemblée locale, consultez notre guide sur le conseil municipal et celui consacré à au financement des projets locaux.