À Cuges-les-Pins, la majorité municipale présente 2026 comme une étape de consolidation financière et de relance des investissements. L’épargne brute, c’est-à-dire la capacité de la commune à dégager des ressources après ses dépenses courantes, est estimée à 600 000 euros en 2025, contre 130 000 euros en 2022.
Un plan d’investissement de plus de 13 millions d’euros
Le plan pluriannuel d’investissement présenté pour 2026-2032 dépasse 13 millions d’euros. Il prévoit 4,7 millions d’euros d’investissements courants, notamment pour la voirie, la vidéoprotection, la fibre, les bâtiments et le numérique, 3,3 millions pour des projets divers et 5,5 millions pour des opérations structurantes comme le centre-ville, un city stade et le stade municipal.
La commune annonce aussi une revalorisation de 0,8 % des bases fiscales en 2026. La rénovation de l’éclairage public doit, selon le rapport, générer une économie annuelle de 50 000 euros. La masse salariale atteint 3,4 millions d’euros en 2025 et représente 53,8 % des dépenses réelles de fonctionnement. L’encours de dette s’élève à 4,8 millions d’euros au 31 décembre 2025, pour une capacité de désendettement d’environ huit ans.
La majorité défend une gestion fondée sur la
« rigueur, prudence et ambition maîtrisée ». Elle souligne aussi que l’effectif total est en baisse et que la masse salariale a progressé de 5,82 % depuis 2020, contre 15 % en moyenne nationale selon le rapport présenté.
Logement social et critiques de l’opposition
La pénalité liée aux obligations de construction de logements sociaux atteint 265 000 euros en 2025, contre 211 000 euros en 2024 et 70 000 euros en 2023. La demande d’exemption de la commune a été refusée. La municipalité met en avant un territoire boisé et inconstructible à 80 %, 11 % de zone agricole protégée et une station d’épuration à saturation.
Jean-Henri Lesage et Cécile Angelini ont jugé le rapport d’orientation budgétaire incomplet, en particulier sur le chiffrage des projets et leur financement. Ils ont également interrogé la majorité sur les transports, la pénalité liée au logement social, la cave coopérative et la ZAC des Vigneaux. La compétence des transports relève de la Métropole Aix-Marseille-Provence, que la commune sollicite pour prolonger une ligne vers le Var.
La cave coopérative doit être consacrée au stationnement et à un dojo, et non au logement social. La ZAC des Vigneaux n’est pas réceptionnée en raison de défauts, notamment des arbres morts. Le conseil a pris acte à l’unanimité de la tenue du débat, puis l’a approuvé par 25 voix contre 4. Le rapport de la Chambre régionale des comptes Provence-Alpes-Côte d’Azur de 2017 a également été évoqué pendant les échanges.
