Crises majeures : La Turballe adhère à la convention de solidarité de CapAtlantique
Le conseil municipal a validé la convention de coopération liée au plan intercommunal de sauvegarde de CapAtlantique. Le dispositif vise à organiser l’entraide entre communes en cas de tempête, submersion, inondation, cyberattaque ou crise sanitaire.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 2 min de lecture
Un plan pour coordonner les communes en situation de crise
La Turballe a validé la convention de coopération du plan intercommunal de sauvegarde de CapAtlantique La Baule-Guérande Agglo. Ce plan ne remplace pas le plan communal de sauvegarde de chaque commune : il vient le compléter lorsque les moyens d’une seule commune ne suffisent plus.
Le dispositif peut être mobilisé en cas de tempête, de submersion, d’inondation, d’accident industriel, de cyberattaque ou de crise sanitaire. Conformément aux directives du ministère de l'Intérieur, il doit permettre de partager du matériel, des moyens humains et des informations entre les quinze communes de l’agglomération, illustrant parfaitement les différences entre conseil municipal et conseil intercommunal dans la gestion des urgences.
Solidarité, mais pas transfert de pouvoir
Le conseiller délégué à la sécurité, Michaël Jean-Baptiste, a insisté sur un point : la convention organise une solidarité, mais ne donne pas à l’agglomération un pouvoir de réquisition automatique sur les moyens communaux. Le maire de la commune qui prête du matériel ou des agents reste décisionnaire au sein de son propre conseil municipal.
L’opposition a demandé des précisions sur plusieurs points pratiques : le rappel des agents qui ne sont pas d’astreinte, les priorités si plusieurs communes sont touchées en même temps, ou encore la situation particulière de la police pluri-communale. Comme c'est souvent le cas lors des débats, l'opposition au conseil municipal a souhaité approfondir ces sujets tout en reconnaissant la nécessité d’adopter la convention rapidement.
Des moyens de sécurité également renforcés localement
En marge de cette délibération, plusieurs décisions du maire concernent la sécurité ou les équipements publics. La commune a notamment engagé 24 886,08 euros pour l’achat de barrières de protection, ainsi que des dépenses pour le raccordement électrique de la police municipale et des interventions sur l’éclairage public, des investissements qui figurent dans les comptes 2025 de la ville.
Le conseil a aussi évoqué le déploiement de caméras aux entrées de ville et un équipement installé sur le clocher de Trescalan pour les relier sans tirer de câbles dans les rues. Ces éléments traduisent une orientation plus large visant à prévenir les risques majeurs, sécuriser les événements et mieux organiser la réponse municipale en cas d’urgence, rejoignant d'autres mesures de protection comme le registre des personnes vulnérables mobilisé lors des canicules.
Le procès-verbal du conseil municipal retrace le déroulement d’une séance : présents, discussions, votes et décisions. Il est arrêté à la séance suivante, puis publié selon les règles de l’article L2121-15 du CGCT.
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