Val Aïgo : déchets, services et énergie au conseil
Val Aïgo prépare une tarification incitative des déchets et adapte ses services. Le conseil soutient des travaux économiques et rejette le projet éolien.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 2 min de lecture
Tarification des déchets, piscine, emplois et énergie ont marqué le conseil intercommunal de Val Aïgo du 18 juin 2026. La Communauté de communes Val Aïgo prépare notamment une nouvelle taxe calculée en partie selon l’utilisation du bac d’ordures ménagères, tout en ajustant les moyens de plusieurs services.
Déchets, piscine et services du quotidien
La taxe incitative sur les ordures ménagères doit remplacer la taxe actuelle. Son montant associera une part liée au logement et une part calculée selon le volume du bac marron et le nombre de collectes. Le poids des déchets ne comptera pas dans le calcul. Les habitants peuvent retrouver les étapes de mise en place dans notre article sur le calendrier de la TEOMI.
À la piscine de Bernadou, les entrées individuelles coûteront de 2 à 4,50 euros en 2026, selon l’âge et le lieu de résidence. Val Aïgo financera aussi les salaires des maîtres-nageurs dans la limite de 25 000 euros et leur hébergement lorsqu’ils ne résident pas sur le territoire. Les tarifs et les prises en charge sont détaillés dans notre article sur les tarifs de la piscine.
Pour assurer ses missions, l’intercommunalité prévoit sept emplois permanents, deux renforts saisonniers et l’accueil d’un apprenti en petite enfance à la rentrée 2026. Ces postes concernent notamment les finances, l’urbanisme, les services techniques et l’ingénierie. Retrouvez les détails des recrutements prévus à Val Aïgo.
Développement économique et choix énergétiques
Val Aïgo garantit au total 342 000 euros sur deux emprunts destinés à financer des aménagements d’un parc d’activités, dont une voie de desserte et l’enfouissement d’une ligne à haute tension. Cette garantie ne constitue pas un versement immédiat. Les travaux sont liés à de nouvelles implantations, dont un projet de bâtiment susceptible de représenter environ 100 emplois à terme. Les modalités figurent dans notre article sur les garanties accordées pour ces travaux.
Le conseil a adopté à la majorité une motion contre le projet éolien porté par Voltalia et contre tout projet similaire sur le territoire. Daniel Régis a voté contre. La motion met en avant d’autres pistes, comme l’hydraulique, le solaire et la valorisation des déchets, et exprime la position politique de l’intercommunalité sans remplacer la décision de l’État sur une éventuelle autorisation. Les arguments de la motion sont développés dans notre article consacré au projet.
Les élus ont enfin créé une conférence des maires, destinée à réunir les maires des communes membres, et demandé un bilan du service France Services avec le détail des demandes par commune. Ces décisions visent à renforcer la concertation locale et le suivi d’un service d’accompagnement de proximité.
Le conseil municipal est élu directement par les habitants et conserve une compétence générale de proximité. Le conseil intercommunal, composé de délégués municipaux, exerce les compétences transférées obligatoires comme le développement économique, les déchets et l'eau. Comprendre cette répartition permet de savoir qui contacter selon le dossier.
Non, pas automatiquement : un conseiller municipal délégué ne touche une indemnité que si le conseil municipal la vote, et elle est prise sur l'enveloppe du maire et des adjoints. Sans délégation, un conseiller ne perçoit rien, sauf si le conseil lui vote une indemnité.