Entre-Deux-Mers : les choix du conseil du 6 juillet
Le conseil a accordé 24 435 € à onze projets et prolongé le projet éducatif d’un an. Il a aussi renforcé l’organisation des crises et des services.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 2 min de lecture
Le conseil intercommunal du 6 juillet a décidé de soutenir onze projets économiques et agricoles, de prolonger le cadre éducatif pour les enfants et de mieux organiser l’appui aux communes en cas de crise. La Communauté des Communes Rurales de l’Entre-Deux-Mers a aussi examiné la gestion de recettes non recouvrées et plusieurs sujets touchant aux services du quotidien.
Des aides aux projets et un suivi des recettes
Onze projets locaux recevront au total 24 435 euros d’aides. Les subventions soutiennent des achats de matériel, des travaux et des actions de communication, dans des activités allant de l’agriculture aux commerces. Trois aides comprennent une bonification liée à la création d’un emploi. Les projets et leurs bénéficiaires sont détaillés dans notre article sur les aides aux entreprises et initiatives locales.
Le conseil a également classé 76 158,22 euros de créances comme irrécouvrables, après l’échec des démarches de recouvrement. Le vote, marqué par 33 voix pour et 22 contre, traduit un partage sur cette décision comptable. Une délégation permettra par ailleurs au président de traiter les créances d’au plus 100 euros, avec un bilan annuel aux élus. Retrouvez les modalités dans l’article sur les créances admises en non-valeur.
Enfance, continuité des services et gestion des crises
Le Projet éducatif territorial et le Plan mercredi sont prolongés d’un an, jusqu’à la fin de l’année scolaire 2026-2027, sans changement des orientations prévues. Au multi-accueil de Targon, un poste d’auxiliaire de puériculture à temps complet remplacera un poste d’agent social à partir du 1er août. La collectivité pourra aussi mobiliser des renforts pour remplacer les agents absents et répondre aux besoins saisonniers. Les décisions concernant les emplois de la petite enfance et de l’animation précisent les plafonds prévus.
Pour aider les communes lors d’une crise, un plan intercommunal répartira la coordination entre quatre cellules : commandement, technique, continuité des activités et appui aux communes. Des comités de pilotage et technique suivront son organisation et sa mise en œuvre. Les élus ont également entendu les alertes du SEMOCTOM sur les incivilités et les agressions visant les agents de déchèterie ; une caméra lisant les plaques a été évoquée comme piste contre les dépôts sauvages, sans annonce de mise en place. Le détail figure dans l’article sur le plan intercommunal de sauvegarde.
Coopération et sujets à suivre
Le conseil a approuvé le principe d’une candidature de coopération avec Aït Zinet, au Maroc, autour de l’agriculture durable, du tourisme et du patrimoine. Le projet doit encore être soumis à financement ; le vote de principe a recueilli 32 voix pour, 15 contre et neuf abstentions. Les élus ont aussi désigné des représentants à la Mission Locale des 2 Rives et au SIPHEM. D’autres échanges ont porté sur le retrait progressif du réseau cuivre, l’accès aux écoles en milieu rural et l’usage du centre de loisirs de Mauriac. Le projet de coopération est présenté dans notre article consacré à Aït Zinet et au partenariat envisagé.
Le conseil municipal est élu directement par les habitants et conserve une compétence générale de proximité. Le conseil intercommunal, composé de délégués municipaux, exerce les compétences transférées obligatoires comme le développement économique, les déchets et l'eau. Comprendre cette répartition permet de savoir qui contacter selon le dossier.
Non, pas automatiquement : un conseiller municipal délégué ne touche une indemnité que si le conseil municipal la vote, et elle est prise sur l'enveloppe du maire et des adjoints. Sans délégation, un conseiller ne perçoit rien, sauf si le conseil lui vote une indemnité.