Pays Fouesnantais : eau, environnement et services au cœur des décisions du 23 juin
Le conseil intercommunal du Pays Fouesnantais a engagé plusieurs actions qui toucheront directement les habitants, de la gestion de l’eau aux déplacements et à la réduction des déchets. La séance a aussi fixé des financements importants pour préserver les milieux naturels, soutenir les collèges et ajuster les services communautaires.
Par la rédaction d’Echo des villes
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La Communauté de communes du Pays Fouesnantais prépare une nouvelle étape pour ses services essentiels. À partir du 1er janvier 2027, la SAUR exploitera l’eau potable et l’assainissement collectif jusqu’à la fin de 2034, avec l’objectif d’un tarif unique pour l’eau potable dans les sept communes et un suivi trimestriel des performances. Le conseil a également examiné des équilibres financiers contrastés, avec un déficit de 629 393,73 euros pour le budget de l’eau et un excédent de 1 246 978,56 euros pour l’assainissement.
Des investissements pour le cadre de vie
La qualité de l’eau et la protection du littoral concentrent une part importante des décisions. Le plan de lutte contre les algues vertes mobilisera 629 450 euros entre 2026 et 2028, dont 51 165 euros financés par l’intercommunalité. Le programme du SAGE Sud Cornouaille prévoit aussi 215 000 euros pour suivre les bassins versants, restaurer des cours d’eau et surveiller les zones humides. Ces actions complètent les mesures de préservation des espaces naturels, notamment aux Glénan, à la Mer Blanche et dans les marais de Mousterlin.
Les mobilités du quotidien doivent également évoluer avec une liaison de 2,8 kilomètres entre Gouesnac’h et Clohars-Fouesnant, destinée aux piétons et aux cyclistes et intégrant des arrêts de cars. L’opération est évaluée à 2 473 662 euros hors taxes, dont 824 554 euros pour les aménagements cyclables et piétons. Dans le domaine des déchets, la collecte séparée des textiles est expérimentée dans les deux déchèteries jusqu’au 31 décembre 2026, tandis que les résidences, campings et établissements privés peuvent être accompagnés pour installer des composteurs partagés.
Des services regroupés et des moyens ajustés
Le projet d’hôtel communautaire voit son coût prévisionnel passer de 4,5 à 8,7 millions d’euros. Il doit regrouper les services communautaires, une Maison France Services et un centre d’information et de coordination pour les personnes âgées et leurs proches. Cette hausse a suscité un vote contre, comme le choix de la concession de l’eau et de l’assainissement, adopté avec quatre abstentions et un vote contre. Les principaux équilibres budgétaires permettent de mesurer l’effort financier associé à ces projets.
La séance a enfin renforcé le soutien aux équipements et aux services de proximité. Les collèges Kervihan et Saint-Joseph recevront 37 520 euros d’aide complémentaire pour leur fonctionnement en 2026. Le tableau des effectifs communautaires évolue avec six créations et six suppressions de postes, tandis que la représentation au syndicat VALCOR passe à six délégués titulaires et six suppléants. Ces décisions s’ajoutent à la régularisation de trois passages de canalisations sur des propriétés privées et à l’arrivée de Robert Le Nay au conseil communautaire. Pour comprendre le rôle de cette assemblée, le guide sur la composition et les compétences du conseil intercommunal apporte les repères nécessaires.
Les séances de conseil municipal sont publiques, mais seuls les élus ont un droit légal de poser des questions. Les dispositifs permettant aux citoyens d'interpeller le conseil sont facultatifs et varient selon chaque commune.
Le département gère la solidarité sociale, les collèges et les routes départementales. La région pilote l'économie, les lycées, la formation professionnelle et les transports interurbains. Comprendre cette répartition permet de savoir quelle collectivité contacter et qui finance quoi.