Le conseil communautaire de Saint-Méen Montauban du 5 mai 2026 a principalement dessiné le cadre de travail du mandat. Les élus ont procédé à une série de décisions d’organisation interne : désignations dans les organismes partenaires, répartition des vice-présidences, fixation des indemnités, délégations de pouvoirs au président et au bureau, ainsi qu’évolution de la méthode de travail politique.
Un exécutif installé et des responsabilités réparties
La communauté de communes a renouvelé ses représentants dans 18 structures intervenant sur des sujets très concrets : déchets, mobilité, numérique, énergie, tourisme, culture, eau ou habitat. Le conseil a aussi validé la nouvelle organisation de l’exécutif autour de huit vice-présidences thématiques, avec des délégations couvrant notamment les relations avec les communes, l’économie, les ressources, l’eau, les services à la population, la mobilité et la transition écologique.
Les indemnités de fonction ont été fixées dans le cadre du Code général des collectivités territoriales applicable aux communautés de communes. Le président percevra une indemnité annuelle brute indicative de 33 295,25 €, tandis que chaque vice-président percevra 10 673,59 €, sur la base de la valeur du point au 1er mai 2026. La délibération a été adoptée à l’unanimité des suffrages exprimés, conformément aux compétences exercées par le conseil intercommunal.
Des décisions courantes davantage confiées à l’exécutif
Pour fluidifier le fonctionnement institutionnel, le conseil a délégué plusieurs pouvoirs au président et au bureau communautaire. Le président pourra notamment gérer certains marchés jusqu’à 90 000 € HT, conformément aux seuils de la commande publique, tandis que le bureau pourra contracter des lignes de trésorerie jusqu’à 1 000 000 € par ligne. Un compte rendu trimestriel devant le conseil communautaire est prévu afin de maintenir l’information des élus.
La méthode de travail politique va également évoluer. Face aux limites constatées dans certaines commissions, la communauté de communes veut tester des groupes de travail ponctuels, définis par mission, sur des sujets comme le pôle culturel, le pacte financier et fiscal, la convergence des prix d’assainissement ou les fonds de concours. Cette expérimentation est prévue jusqu’à fin 2027.
Assainissement : prudence sur la station d’épuration de Montauban
Le dossier de la station d’épuration de Montauban reste suspendu à la confirmation officielle de l’aide de l’Agence de l’eau, attendue en octobre. La communauté de communes ne signera pas les marchés de travaux avant d’avoir sécurisé cette aide, afin d’éviter tout risque de perte de financement. Le foncier nécessaire au projet est déjà sécurisé et l’offre de l’entreprise pressentie reste valable selon les éléments présentés en séance.
