Budgets, services aux familles, mobilités et soutien aux projets locaux : les élus d’Aunis Atlantique ont abordé plusieurs sujets qui touchent au quotidien des habitants lors du conseil intercommunal du 10 juin. Les comptes de 2025 affichent un excédent de fonctionnement, mais un déficit d’investissement pour le budget principal. Les crédits supplémentaires prévus pour 2026 complètent les enveloppes de l’année, tandis que certains budgets annexes, notamment celui des Maisons de l’enfance et celui des déchets, restent sous pression. Retrouvez les principaux chiffres dans notre article sur les comptes et budgets d’Aunis Atlantique.
Petite enfance et mobilités au cœur des services
Face à la baisse des naissances et au recul des demandes d’accueil, le conseil a choisi de protéger l’offre existante en émettant un avis défavorable à des demandes de création, d’extension ou de transformation de structures privées. Le choix a divisé les élus : 23 ont voté pour, 7 contre et 8 se sont abstenus. Un schéma pluriannuel doit servir à repérer les besoins et orienter la politique d’accueil dans les prochaines années. Les enjeux de cette décision sont détaillés dans notre article sur l’offre de petite enfance et les projets privés.
Les habitants pourront aussi bénéficier de six mois supplémentaires d’incitation au covoiturage, jusqu’à la fin de 2026. La prolongation doit financer plus de 10 000 trajets entre juillet et décembre. La séance a également prévu la participation de l’intercommunalité à un programme alimentaire territorial, qui accompagnera notamment les restaurants scolaires.
Des aides pour le logement, l’économie et le patrimoine
Plusieurs décisions soutiennent des projets locaux. L’aide au logement social est plafonnée à 20 000 euros par programme et par an, avec une enveloppe annuelle de 60 000 euros ; deux opérations sont soutenues à Ferrières et à Andilly-les-Marais. Le conseil a également confirmé des aides aux entreprises, financé l’accompagnement de porteurs de projets commerciaux à Marans et soutenu la sécurisation de la Briqueterie de la Grève-sur-Mignon. Les mesures en faveur du logement sont précisées dans notre article sur les aides au logement social.
Le conseil a aussi prolongé l’expérimentation du covoiturage, choisi des financements pour l’aménagement de la zone économique Bel Air II et prévu une contribution à l’entretien des haltes fluviales de la Sèvre Niortaise. Les subventions associatives ont été adoptées, mais EMT17 n’en bénéficie pas à ce stade : son dossier doit être réexaminé et une aide exceptionnelle a été évoquée comme une possibilité. Les décisions de la Communauté de communes Aunis Atlantique touchent ainsi à la fois aux services, aux déplacements et à l’activité du territoire.