Une unité de méthanisation appelée à changer d’échelle
Le conseil municipal de Bourgbarré a rendu un avis favorable sur la demande de la société Castelmétha, exploitante d’une unité de méthanisation située au lieu-dit La Jousselinais, à Noyal-Châtillon-sur-Seiche. La méthanisation permet de transformer des matières organiques, comme des effluents d’élevage ou des végétaux, afin de produire du biométhane.
Le site, créé en 2019, est aujourd’hui autorisé à traiter 46,5 tonnes de matières par jour. Le projet vise à porter cette capacité à 92,3 tonnes par jour, avec une masse annuelle d’intrants annoncée à 33 682 tonnes. Ce type de développement industriel nécessite souvent une analyse budgétaire précise au niveau de l'intercommunalité, comme le montre le travail de la commission locale d’évaluation des charges transférées.
Du biométhane injecté dans le réseau
Les matières utilisées proviendront principalement d’effluents d’élevage, de matières végétales agricoles et de déchets végétaux issus de l’industrie agroalimentaire. Le gaz produit sera épuré sur place afin d’obtenir du biométhane, puis injecté dans le réseau public de distribution de gaz.
La production annuelle maximale annoncée atteint 20 184 300 kilowattheures. Le dossier indique que cette énergie correspond à environ 1 880 000 litres de gasoil. Cette initiative énergétique s'inscrit dans un contexte local de transition, à l'image des réflexions menées sur d'autres énergies renouvelables comme le parc éolien à Poligné.
Épandage, sols et odeurs parmi les sujets évoqués
Le résidu de la méthanisation, appelé digestat, doit être utilisé comme fertilisant agricole. Il sera épandu sur des cultures et des prairies dans le cadre d’un plan d’épandage, principalement sur les terres du groupement agricole de La Jousselinais et de neuf autres exploitations proches, dont une située à Bourgbarré.
La question d’éventuels effets à long terme sur la qualité des sols agricoles a été soulevée en séance. Les élus et les habitants peuvent d'ailleurs assister aux séances du conseil pour suivre ces débats sur l'environnement local. Les éléments présentés indiquent que le digestat doit permettre de recycler des éléments fertilisants et de réduire le recours aux engrais minéraux.
Les nuisances olfactives ont également été évoquées lors de l’examen du dossier, une préoccupation souvent portée par l' opposition municipale lors des délibérations sur les projets d'aménagement du territoire.
