Le conseil municipal de Bouffémont a adopté plusieurs mesures qui concernent directement la vie quotidienne. Les familles bénéficieront notamment d’un délai élargi pour justifier l’absence d’un enfant à la Maison de la Petite enfance, tandis que les règles des services scolaires et jeunesse préciseront davantage l’accueil des enfants en situation de handicap, le suivi des incidents et les sanctions. Les nouveaux règlements entreront en vigueur le 1er septembre 2026. Les informations municipales sont accessibles sur le site de la ville de Bouffémont.
Des services adaptés aux familles et aux associations
Le délai de transmission d’un justificatif d’absence à la Maison de la Petite enfance passe de 48 heures à 7 jours, avec une limite fixée au dernier jour du mois. Le nouveau projet d’établissement intègre aussi des volets éducatif, social et environnemental. Une exclusion ne pourra plus être décidée sans entretien préalable avec la famille. Ces évolutions complètent les règles des services scolaires et jeunesse.
Les tarifs périscolaires et extrascolaires sont reconduits pour l’année 2026-2027. L’adhésion annuelle au Service Animation Jeunesse reste fixée à 10 €, tandis que le reste à charge des séjours varie de 4 % à 100 % du coût réel selon le quotient familial. Les clubs sportifs, associations locales et établissements accueillant des personnes âgées pourront par ailleurs réserver gratuitement le minibus communal de neuf places, dans la limite de six prêts par an et de douze heures par réservation. Le règlement a été adopté avec sept abstentions.
Un cadre financier et administratif renouvelé
Le conseil a adopté un règlement budgétaire et financier couvrant la période 2026-2032 pour la commune et le centre communal d’action sociale. Ce texte explique comment sont préparés les budgets, suivies les dépenses et planifiés les projets sur plusieurs années. Il a été adopté par 26 voix contre 3, dans un contexte de désaccord de l’opposition sur sa représentation au conseil d’administration du centre communal d’action sociale. Ce débat illustre le rôle de l’opposition municipale dans les instances locales.
La commune consacrera également 10 000 € à la formation des élus. Le compte épargne-temps des agents est plafonné à 60 jours, avec une indemnisation comprise entre 83 € et 150 € selon la catégorie professionnelle. Les pouvoirs délégués à la maire ont été révisés après un recours gracieux de la sous-préfecture de Sarcelles : 31 délégations sont désormais encadrées par plusieurs plafonds financiers. Cette nouvelle répartition a été adoptée par 25 voix contre 4.
Espaces publics et avenir de la forêt
Les tarifs d’occupation du domaine public ont été actualisés pour les manèges, commerces ambulants, spectacles itinérants, installations de chantier et autres occupations temporaires. Une occupation sans autorisation entraîne une majoration forfaitaire de 30 %. L’entretien des espaces verts est réparti entre Verte Entreprise pour la tonte et l’association d’insertion IMAJ pour le verger et le terrain de pétanque. Des élus ont demandé un bilan de l’activité d’IMAJ afin de mieux apprécier les résultats de cette intervention.
Enfin, le conseil municipal a demandé davantage de transparence et de concertation autour de la gestion de la forêt de Montmorency. Ce massif d’environ 2 000 hectares accueille près de 6 millions de visiteurs par an et est touché par la maladie de l’encre depuis 2018. La motion invite l’Office national des forêts à associer plus largement les collectivités, les associations et les usagers aux décisions concernant son avenir. Elle a été adoptée à l’unanimité. Les principales décisions de la séance peuvent être replacées dans le fonctionnement général du conseil municipal.
