Le conseil municipal de Blainville-sur-Orne du 15 juin 2026 a surtout mis en lumière des sujets très concrets pour les habitants : maintien des services de proximité, organisation des relais municipaux, accès à la culture, maîtrise des dépenses et conditions d’accueil dans les écoles. Plusieurs décisions ont été votées à l’unanimité, tandis que le dossier culturel autour de l’OMAC a donné lieu à des débats plus marqués.
Services publics et proximité
La mobilisation pour le service postal s’est poursuivie après le rassemblement du 23 mai. Le maire a fait état d’environ 200 participants et de près de 600 signatures, qui doivent être remises à La Poste lors d’une réunion prévue le 10 juillet. Le retrait annoncé du distributeur automatique de billets renforce l’inquiétude sur l’accès aux services du quotidien. Pour suivre ces dossiers, la ville a précisé les missions de ses représentants municipaux et créé un comité consultatif composé d’élus et d’habitants volontaires.
Le conseil a aussi désigné plusieurs représentants de la commune : Lionel Marie comme correspondant défense, Jennifer Benard et Catherine Bosquer pour l’EHPAD intercommunal de Douvres-la-Délivrande, et Sonia Poirrier au conseil d’administration du collège Langevin Wallon. Ces nominations ne changent pas directement les services rendus, mais elles fixent les interlocuteurs municipaux dans plusieurs lieux de dialogue.
Culture, fiscalité et gestion des moyens
Le soutien à l’Office municipal d’action culturelle a été maintenu à 16 000 euros pour 2026, soit le montant de l’avance déjà versée. La convention avec l’OMAC est prolongée jusqu’au 30 juin 2027, avec l’objectif affiché de clarifier le partenariat entre l’association et la Ville. Les échanges ont porté sur l’accessibilité des tarifs, la stabilité de la structure et le contrôle de l’usage des moyens publics. La médiathèque bénéficie par ailleurs d’une convention de cinq ans avec le Département du Calvados pour la lecture publique, complétée par le renouvellement de l’action Lire et faire lire auprès des enfants.
Sur le plan financier, Blainville-sur-Orne a instauré une taxe sur la publicité extérieure, applicable à partir de 2027. Les tarifs votés vont de 25,00 à 148,80 euros par mètre carré et par an selon les supports, avec des exonérations prévues pour certaines petites enseignes ou concessions municipales d’affichage. La commune doit aussi constituer une liste de 32 contribuables pour la commission communale des impôts directs, appelée à intervenir sur des éléments servant au calcul de bases fiscales locales.
Déplacements, sécurité et école
La hausse des coûts, notamment du carburant, conduit la Ville à préparer un encadrement plus strict de ses cars municipaux. Les réservations déjà prévues jusqu’à la fin 2026 seront maintenues, mais aucune nouvelle demande ne doit être acceptée sauf situation imprévisible. Les écoles, les seniors et l’espace jeunesse devront adapter certains programmes, avec une priorité donnée aux sorties obligatoires.
La tranquillité publique a également occupé une partie des informations présentées au conseil. Un arrêté municipal limite le démarchage à domicile, tandis que la commune a annoncé vouloir rediscuter avec l’autorité académique de la fermeture d’une classe à l’école Colbert. En effet, la gestion des écoles primaires relève de la compétence communale, et les élus estiment que les chiffres d’inscription connus ne justifient pas une telle suppression de poste.
