D’une zone commerciale à un projet mixte
La zone du Taillais, située sur Granville et Yquelon, avait été pensée dès 2007 comme une zone d’activités commerciales. Après plusieurs années de contentieux et l’arrêt de la commercialisation, Granville Terre et Mer dispose désormais de l’ensemble du périmètre et souhaite clore financièrement l’opération. Le stock de terrains à vendre est évalué à 1,9 million d’euros au 31 décembre 2022.
Le projet présenté ne reprend pas le modèle initial d’une juxtaposition de surfaces commerciales. Il prévoit un quartier mêlant logements collectifs, commerces, tertiaire, services publics, Maison du Carnaval, équipements liés aux mobilités, parking relais ou de covoiturage, stationnement pour les bus et aire de lavage écologique. Pour comprendre comment sont décidées de telles orientations, il est utile de savoir quelle instance décide entre conseil municipal et conseil intercommunal selon les projets.
Une offre commerciale encadrée
La programmation vise prioritairement l’équipement de la maison, certains services, la restauration rapide, les espaces producteurs, le sport spécialisé ou les loisirs. Afin de soutenir le dynamisme local, une nouvelle aide à l’investissement pour les commerces et l'artisanat a également été mise en place. Les transferts depuis le centre-ville, les moyennes surfaces alimentaires généralistes et les boutiques d’équipement de la personne sont identifiés comme des activités à éviter ou à encadrer.
Une enquête auprès de plus de 500 habitants a montré des attentes sur les loisirs, la restauration, les enseignes nationales et l’accessibilité. Une consultation auprès des commerçants granvillais n’a pas obtenu un taux de réponse jugé significatif, mais les réponses reçues exprimaient des oppositions sur plusieurs secteurs, notamment le prêt-à-porter.
Un vote marqué par les réserves
Le débat a opposé deux lectures du projet : certains élus ont défendu un aménagement plus équilibré, intégrant logement, mobilités et qualité environnementale ; d’autres ont alerté sur la fragilité du commerce de centre-ville et sur les risques de concurrence. Les flux automobiles et l’évolution du PLU d’Yquelon ont aussi été évoqués alors que les citoyens peuvent toujours assister au conseil communautaire pour suivre ces échanges.
Le conseil communautaire a approuvé les orientations à la majorité, avec 31 voix pour, 15 contre et 8 abstentions. Le lancement d’un cahier des charges doit permettre de sélectionner des investisseurs. Cette décision s'inscrit dans un cadre plus large concernant les investissements pour la période 2023-2028 de la collectivité.
