La cinquième phase de vidéoprotection à Villeneuve-d’Ascq concerne cinq maisons situées place de la Gare, dans le quartier d’Ascq. Le conseil municipal a autorisé le tirage en façade des câbles électriques nécessaires au déploiement du dispositif.
Un outil présenté comme complémentaire
La majorité présente la vidéoprotection comme un appui au travail des agents. Sylvain Estager l’a résumé ainsi :
« La vidéo est un outil au service des agents, pas opposé à la proximité. »
Selon les éléments avancés en séance, les images permettent entre 60 et 80 extractions judiciaires par an. La majorité a également cité des interventions liées à la détection rapide d’un risque d’incendie, au secours de victimes d’agression et à l’appui de procédures judiciaires.
Cette approche s’ajoute aux missions de prévention et de sécurité assurées par la Ville de Villeneuve-d’Ascq. Elle alimente aussi le débat sur la place respective de la police municipale, de la prévention et des équipements de surveillance.
Une opposition sur l’efficacité du dispositif
Ugo Bernalicis et le groupe LFI se sont opposés à la vidéosurveillance. Ils ont dénoncé les dépenses d’investissement et de fonctionnement et défendu un renforcement de la prévention spécialisée, en mettant en doute l’efficacité du dispositif. Le groupe Le Printemps villeneuvois s’est abstenu.
L’autorisation a finalement été adoptée à la majorité. Pour comprendre le rôle des différents groupes dans ce type de décision, les citoyens peuvent consulter ce guide sur l’opposition au conseil municipal et celui consacré au fonctionnement du conseil municipal.
