Le compte administratif 2025 du réseau de chaleur met en évidence les conséquences de l’indisponibilité prolongée de la chaudière bois. Les dépenses d’exploitation ont atteint 333 318,20 euros, contre 301 619,25 euros de recettes, soit un déficit de 31 698,95 euros sur l’exercice. Après prise en compte des résultats antérieurs et de l’excédent d’investissement, le déficit d’exploitation repris s’établit à 5 961,24 euros, s'inscrivant dans un budget communal global qui dégage par ailleurs des marges en fonctionnement.
Près de deux ans sans chaudière bois
La chaudière bois n’a pas été utilisée entre janvier 2024 et novembre 2025, imposant un recours au gaz. La facture prise en compte couvre 17 mois, de juillet 2024 à novembre 2025. Une subvention exceptionnelle de 42 275,09 euros versée par le budget principal a contribué à équilibrer les comptes. Un retard de facturation auprès des bâtiments communaux raccordés, comme c'est parfois le cas lorsqu'on cherche à savoir qui gère les écoles ou d'autres équipements publics, a également privé le service de 28 930,23 euros de recettes en 2025.
Un appel d’offres pour cinq années d’exploitation
Le contrat actuel d’exploitation des chaufferies, des installations de ventilation et de l’eau chaude sanitaire prendra fin le 30 septembre 2026. La commune lancera un appel d’offres ouvert, divisé entre la chaufferie bois et ses sous-stations, d’une part, et les chaufferies autonomes, d’autre part. Cette procédure suit les règles classiques de financement des projets locaux où la valeur technique comptera pour 55 points et le prix pour 40 points dans l’analyse des offres.
Un avenant de 4 620 euros hors taxes a par ailleurs été validé pour étendre la mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage à l’ensemble des équipements communaux de production et de distribution de chauffage, une décision actée lors du conseil municipal pour garantir la continuité du service.
