Le vélo dans les déplacements locaux
Nicolas Pesigot a interrogé la municipalité sur les réponses locales au changement climatique, en citant le vélo, les transports collectifs, l’isolation des bâtiments publics et la réduction des usages carbonés. Il a demandé où en était le projet de liaison cyclable entre le bourg et Viais.
Youssef Kamli a répondu que les mobilités faisaient partie des priorités communales et que la commune avançait dans le cadre de son schéma directeur des liaisons douces, en lien avec Grand Lieu Communauté et le département. Il a cité la restauration de la rue de la Planche au Bouin, qui intégrera une liaison douce entre les Ménanties et le bourg. Ces choix de voirie s'inscrivent dans une réflexion globale sur qui gère les routes en France selon les catégories de voies.
Le tracé entre Viais et le bourg
Les travaux entre Viais et le bourg ont été interrompus à l’approche de l’hiver et doivent reprendre après une validation foncière par le conseil municipal. La municipalité conteste l’idée que le tracé ne facilite pas les déplacements à vélo, même si elle reconnaît qu’il n’est pas le plus direct.
Selon Youssef Kamli, le choix a été contraint par l’absence de maîtrise de certains terrains privés. Un itinéraire le long de la D11 aurait nécessité l’acquisition et l’artificialisation d’environ 10 000 m² de terres agricoles, alors que la France s'est fixé des objectifs stricts pour lutter contre l'artificialisation des sols, tandis que le busage des fossés était exclu au regard des enjeux hydrauliques et environnementaux.
La piste des transports collectifs
La question du prolongement de la ligne C4 de Naolib jusqu’à Viais a aussi été abordée. Le maire a rappelé que, depuis la loi sur les mobilités, la commune seule n’a plus la compétence pour négocier directement ce type de prolongement : Grand Lieu Communauté est l’interlocuteur compétent. Pour mieux comprendre cette organisation, il faut s'intéresser à qui gère les transports en France depuis la loi LOM.
Le maire indique avoir déjà formulé cette ambition auprès du président de Grand Lieu Communauté et des autres maires. Il estime qu’un tel projet nécessiterait une volonté politique intercommunale, illustrant la différence entre conseil municipal et conseil intercommunal dans la prise de décision. Ce type de développement suppose un partenariat avec Nantes Métropole et s'appuie sur le cadre législatif défini par la Loi d'orientation des mobilités.
