Fini le cercle parfait et souvent inadapté de 500 mètres autour des monuments historiques. L'intercommunalité opte pour une approche plus fine et qualitative de la protection du patrimoine. En lien avec l'Architecte des Bâtiments de France, les élus ont validé la création de « Périmètres Délimités des Abords » (PDA) sur plusieurs sites emblématiques du territoire. Cette démarche vise à protéger ce qui mérite vraiment de l'être, en tenant compte de la réalité du terrain, des covisibilités et du paysage réel, s'inscrivant ainsi dans une vision plus large de la culture comme levier d'attractivité.
Une protection ciblée sur quatre communes
Ce travail de dentelle, appuyé par des études historiques et architecturales, concerne plusieurs édifices religieux et vernaculaires. À Guénin, la Croix de Keroffret et le calvaire du cimetière bénéficient de ce nouveau zonage. La Chapelle Neuve voit son église et sa fontaine également dotées d'un périmètre spécifique. Même logique à Melrand pour le calvaire et la croix de Kerentrech, ainsi qu'à Pluméliau-Bieuzy pour plusieurs chapelles et fontaines, dont celles de Saint-Nicolas-des-Eaux. Ces actions contribuent directement à la préservation du cadre de vie des habitants.
Simplifier les démarches d'urbanisme
L'enjeu n'est pas seulement esthétique, il est aussi administratif. Dans ces nouveaux périmètres, l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France restera conforme (obligatoire), mais la zone d'application sera plus cohérente. Cette réforme est une brique essentielle alors que l'urbanisme intercommunal franchit une étape décisive. Cela permet de libérer certaines parcelles qui étaient auparavant contraintes sans raison patrimoniale valable, tout en renforçant la vigilance sur les abords immédiats et les perspectives visuelles des monuments, garantissant ainsi un investissement technique et structurel maîtrisé pour les communes.
