Pontivy : rassemblements non déclarés interdits le 24 octobre
Les rassemblements non déclarés seront interdits dans le centre de Pontivy le 24 octobre, de 8 h à 23 h 59. La décision répond aux risques de troubles et de blocages.
Par la rédaction d’Echo des villes
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La circulation et les déplacements dans le centre de Pontivy seront concernés samedi 24 octobre par l’interdiction de tout rassemblement, manifestation ou cortège non déclaré. La mesure s’applique de 8 h à 23 h 59, dans un contexte d’appels à des actions relayés sur les réseaux sociaux.
Les appels évoquent des opérations sur les axes routiers, des rassemblements sur des ronds-points et des regroupements en centre-ville. Leur multiplication complique l’anticipation des lieux et des itinéraires, alors que les forces de l’ordre pourraient devoir intervenir sur plusieurs secteurs en même temps. Dans le Morbihan, le 17 octobre, plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées et des axes nationaux et départementaux avaient été envahis, avec des violences, des affrontements et des pillages de commerces.
Les rues concernées et les sanctions
Le périmètre comprend la place Aristide-Briand, la rue Nationale, le quai d’Arcole, le quai Niémen, la rue des Trois-Frères-Le-Forestier, la rue du Général-de-Gaulle, le quai des Récollets, la place du Martray, la rue d’Iéna, la rue Friedland et l’avenue Napoléon-Ier.
Les organisateurs d’une manifestation non déclarée encourent jusqu’à six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende. Les participants s’exposent à une contravention de quatrième classe. Une interdiction comparable s’applique à Lorient le même samedi. Dans six communes du Morbihan, dont Pontivy, le port et le transport de plusieurs catégories d’objets dangereux sont également restreints jusqu’au 26 octobre à midi. À Vannes, une mesure distincte concerne les rassemblements dans le centre-ville.
Le préfet du Morbihan a prévu des voies de recours dans les deux mois, notamment un recours devant le tribunal administratif de Rennes.
Le conseil municipal est élu directement par les habitants et conserve une compétence générale de proximité. Le conseil intercommunal, composé de délégués municipaux, exerce les compétences transférées obligatoires comme le développement économique, les déchets et l'eau. Comprendre cette répartition permet de savoir qui contacter selon le dossier.
Non, pas automatiquement : un conseiller municipal délégué ne touche une indemnité que si le conseil municipal la vote, et elle est prise sur l'enveloppe du maire et des adjoints. Sans délégation, un conseiller ne perçoit rien, sauf si le conseil lui vote une indemnité.