Dans la Manche, certains usagers peuvent temporairement déroger à l’interdiction de remplir des plans d’eau. Cette possibilité, introduite par un arrêté modificatif signé le 25 août 2026 et publié au recueil des actes administratifs le 4 septembre, concerne uniquement les personnes mentionnées dans l’annexe actualisée de l’arrêté préfectoral en vigueur.
Un pompage conditionné par le débit du milieu
La dérogation ne permet pas un pompage sans limite. Le canal ou le cours d’eau utilisé doit conserver un écoulement visible en permanence. Si cet écoulement disparaît, les pompages doivent immédiatement être interrompus. Le volume prélevé ne peut par ailleurs pas dépasser 8 mètres cubes par heure pour chaque pompe solaire.
La décision vise notamment à préserver la biodiversité présente dans les mares de chasse qui restent en eau. Elle intervient après une demande déposée par la fédération départementale de chasse, un avis de l’Office français de la biodiversité et des constats réalisés sur le terrain. Les agents de l’Office ont notamment relevé, le 21 août, un dépassement du plafond de prélèvements fixé pour une installation de tir identifiée sous le numéro 251.
Une mesure limitée dans le temps
La dérogation s’applique jusqu’au 31 octobre 2026. Elle peut toutefois être interrompue avant cette date si l’état de la ressource en eau l’exige ou si les restrictions départementales sont abrogées.
L’arrêté a été pris par les services de l’État dans la Manche, au sein de la préfecture de la Manche. Un recours gracieux ou contentieux peut être formé dans les deux mois suivant la publication de la décision, notamment devant le tribunal administratif de Caen.
