Protoxyde d’azote : la détention et la consommation récréative interdites dans les espaces publics de la Manche
Un arrêté préfectoral interdit temporairement la détention non professionnelle, le transport et la consommation récréative de protoxyde d’azote sur les voies et espaces publics de la Manche. Le texte vise les risques sanitaires, les accidents de la route et les troubles associés à l’usage du « gaz hilarant », notamment lors de rassemblements festifs.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 1 min de lecture
Dans la Manche, il est temporairement interdit de détenir sans justification professionnelle, de transporter ou de consommer du protoxyde d’azote à des fins récréatives sur la voie publique et dans les espaces publics. L’arrêté s’applique immédiatement, sans terme précis indiqué dans les extraits disponibles.
Le texte met en avant des risques immédiats comme l’asphyxie, la perte de connaissance, les brûlures par le froid, la désorientation, les vertiges et les chutes. En cas d’usage répété ou à fortes doses, il mentionne aussi des atteintes de la moelle épinière, une carence en vitamine B12, une anémie, des troubles psychiques et des accidents vasculaires cérébraux. L’Agence nationale de sécurité sanitaire figure parmi les organismes cités pour le suivi des risques sanitaires.
Des risques aussi sur la route et dans l’espace public
L’arrêté relie également cette pratique à des conduites sous emprise, des accidents de la route, des rixes, des nuisances sonores et des dépôts sauvages de cartouches et de ballons. Il cite plusieurs accidents mortels survenus entre décembre 2025 et janvier 2026 à Alès, Lyon et Nanterre, ainsi que des signalements locaux dans la Manche.
Le texte rappelle plusieurs infractions déjà prévues par la loi : provoquer un mineur à un usage détourné peut être puni de 15 000 € d’amende, tandis que l’inhalation hors acte médical peut entraîner un an d’emprisonnement et 3 750 € d’amende. La provocation à l’inhalation peut atteindre deux ans d’emprisonnement et 15 000 € d’amende, avec des peines aggravées lorsque les faits concernent un mineur ou les abords d’un établissement scolaire.
En France, la gestion des routes est répartie entre trois niveaux d'administration : l'État pour les routes nationales, les départements pour les routes départementales, et les communes pour la voirie locale. Comprendre cette répartition permet de savoir à qui s'adresser en cas de problème sur une route.
Le département gère la solidarité sociale, les collèges et les routes départementales. La région pilote l'économie, les lycées, la formation professionnelle et les transports interurbains. Comprendre cette répartition permet de savoir quelle collectivité contacter et qui finance quoi.