Pour mener à bien ses ambitions en matière d'urbanisme, la municipalité a renouvelé ses accords de veille foncière sur trois périmètres clés de la ville. En s'appuyant sur l'Établissement Public Foncier de Normandie, la cité se donne les moyens de maîtriser les mutations immobilières sans peser immédiatement sur ses finances propres, un enjeu crucial dans le financement de projets locaux.
Renouvellement urbain et attractivité des quartiers
Le secteur Clémenceau, véritable porte d'entrée de ville, bénéficiera d'une surveillance accrue pour permettre la requalification de l'avenue Georges Clémenceau et des îlots adjacents. Du côté de Saint-Jean, l'enjeu est de lutter contre la vacance des logements et de renforcer l'attractivité de ce quartier emblématique de la reconstruction en intervenant sur les cœurs d'îlots.
Enveloppes de veille foncière :
- Secteur Clémenceau : 4 000 000 € HT
- Secteur Demi-Lune : 4 500 000 € HT
- Îlot Saint Jean : 2 000 000 € HT
Un outil de portage foncier sur cinq ans
Le mécanisme permet à l'EPF Normandie d'acquérir des biens stratégiques pour le compte de la Ville, laquelle s'engage à les racheter dans un délai de cinq ans. Ce dispositif, validé par le conseil municipal, évite la spéculation immobilière et permet de construire des projets cohérents sur de grandes surfaces, notamment pour le secteur Demi-Lune où le tissu urbain actuel n'est pas adapté à une densification non coordonnée.
Cette stratégie s'inscrit dans une politique globale d'aménagement définie par la Ville de Caen, tout comme la transformation d'équipements existants tels que le nouveau pôle pour la petite enfance créé dans une ancienne école du centre-ville.
