Le maire du Bouscat a confirmé qu’il est habilité à visionner les images de vidéosurveillance en qualité d’officier de police judiciaire. Il a déclaré n’avoir « visionné aucune vidéo » et a indiqué qu’il ne le ferait qu’en « situation critique ».
Lors du conseil municipal, Johanna Turpeau a demandé un rapport annuel public sur les consultations d’images. Elle souhaite qu’il indique leur nombre et leurs motifs, les réquisitions judiciaires ainsi que l’identité des personnes qui y ont accédé. Le maire a refusé cette publication, invoquant « une certaine forme de confidentialité sur la gestion de la sécurité publique dans cette commune ».
Un désaccord sur les garanties de transparence
La demande portait aussi sur la traçabilité des accès du maire. Johanna Turpeau a expliqué qu’elle ne visait pas la sécurité, mais « la démocratie » et « la confiance des Bouscataises et des Bouscatais ».
« La démocratie » et « la confiance des Bouscataises et des Bouscatais ».
Johanna Turpeau
Le débat met en jeu la manière de rendre compte de l’utilisation d’images liées à la sécurité publique. Pour situer cette intervention dans le rôle des élus qui ne siègent pas dans la majorité, consultez notre guide sur l’opposition au conseil municipal.
Les habitants peuvent assister aux séances publiques du conseil municipal : les modalités sont détaillées dans notre guide pratique pour y assister. Le procès-verbal du conseil municipal répond également aux questions sur la consignation et l’accès aux échanges.
Les informations sur la vie municipale sont accessibles sur le site de la ville du Bouscat.