Le conseil municipal de La Hague du 8 avril 2026 a d’abord été marqué par l’école. Les élus ont adopté à l’unanimité une motion demandant à l’État de suspendre les quatre fermetures de classes envisagées à Urville-Nacqueville, Acqueville/Vasteville, Tonneville et Beaumont-Hague maternelle pour la rentrée 2026. La commune demande un moratoire et un travail concerté sur la carte scolaire, en lien avec les besoins futurs du territoire.
Un mandat qui s’organise
La séance a aussi permis de fixer les règles de fonctionnement du nouveau mandat. Le conseil a voté les délégations confiées à la maire pour gérer certains actes courants, conformément au rôle du conseil municipal, créé sept commissions thématiques et arrêté plusieurs commissions de contrôle, notamment pour les marchés publics, les services publics locaux et les délégations de service public. Les élus ont également défini le cadre des indemnités, des remboursements de frais et de la formation, avec un budget de 20 000 euros prévu en 2026 pour former les conseillers municipaux.
Des représentants désignés dans les secteurs clés
De nombreuses désignations ont été validées. Elles concernent notamment le centre communal d’action sociale (CCAS), les risques majeurs, l’incendie et les secours, la défense, les ports de la Manche, l’énergie, Manche Numérique, les conseils d’école, la commission des dérogations scolaires et le collège Le Hague-Dike. Ces choix peuvent sembler techniques, mais ils déterminent qui suivra, au nom de la commune, des sujets aussi concrets que l’action sociale ou l’éclairage public.
Cadre de vie, biodiversité et paysages
Le conseil a également abordé l’environnement. Deux conférences-débats seront organisées en 2026 autour de la biodiversité, du jardin nature, de la gestion différenciée des espaces verts et de l’adaptation aux changements climatiques. La commune a aussi choisi ses relais auprès du SyMEL pour les espaces naturels littoraux et auprès des Collectivités forestières de Normandie pour les sujets forêt-bois.
Au fil de la séance, deux lignes se dégagent : préserver les services de proximité, en particulier l’école, dont la gestion et les compétences sont partagées avec l'État, et installer les outils de gouvernance du mandat. Les habitants verront les effets de ces décisions dans des domaines très variés, de la représentation dans les conseils d’école à la gestion des paysages littoraux, en passant par les contrats publics et la prévention des risques.
