À La Garenne-Colombes, les femmes représentent 66 % des 524 agents permanents de la collectivité et du centre communal d’action sociale. Elles occupent 69 % des postes de catégorie A, 68 % des postes de catégorie B et 65 % des postes de catégorie C.
Des écarts de rémunération au cœur du débat
La féminisation se retrouve aussi dans l’encadrement, où les femmes occupent 59 % des postes. Trois femmes siègent au comité de direction et 66 % des agents ayant suivi une formation sont des femmes.
Le débat a toutefois porté sur les rémunérations. Un écart mensuel moyen de 1 200 euros, soit 33 %, a été évoqué pour les femmes de catégorie A de la filière technique, ainsi qu’un écart d’environ 1 100 euros dans la police municipale. Ces différences ont été expliquées par le volume d’heures supplémentaires effectué par les hommes. Dans la filière administrative, la rémunération moyenne des femmes a été présentée comme supérieure à celle des hommes.
Le rapport recense plusieurs dispositifs, dont la Maison Hestia, ouverte en septembre 2020 pour accueillir des femmes seules ou victimes de violences. Il mentionne aussi une permanence d’accueil depuis 2021, « Demandez Angela », le Bus des femmes et une collecte de produits d’hygiène.
Des actions, mais peu d’indicateurs dans le temps
La campagne Octobre Rose 2025 a réuni 502 participants et permis de collecter 8 030 euros. Ces résultats donnent une mesure concrète des actions menées en matière de prévention et de solidarité.
Le rapport ne fournit cependant ni comparaison pluriannuelle ni indicateurs détaillés pour suivre le plan d’action 2024-2026. Cette limite a été relevée dans le débat, alors que le suivi dans le temps permettrait de mesurer plus précisément les progrès réalisés et les écarts persistants. La question s’inscrit dans le rôle de l’opposition municipale et dans le suivi général des décisions locales présenté dans le rapport social unique 2025.
