Les barrages de Mireloup, à Plerguer, et de Beaufort, au Tronchet, voient leur débit réservé temporairement réduit. Le premier doit maintenir 11 litres par seconde à l’aval, le second 22,5 litres par seconde, soit dans les deux cas le vingtième du débit moyen annuel de référence.
Cette dérogation vise à préserver les réserves d’eau alors que l’Ille-et-Vilaine reste en situation de crise sécheresse. Le Guyoult, suivi à Epiniac, est en rupture d’écoulement depuis la fin juillet, signe d’un étiage naturel exceptionnel. Les besoins en eau dépassent par ailleurs de 10 % ceux de 2023.
Des contrôles quotidiens sur les rejets
Le passage de l’ancien niveau, fixé au dixième du débit de référence, vers le nouveau seuil s’effectue progressivement sur au moins deux jours. Les volumes stockés et prélevés ainsi que les débits mesurés en amont et en aval sont transmis chaque jour au service chargé de la police de l’eau de la préfecture d’Ille-et-Vilaine.
À 100 mètres des rejets, Eau du Pays de Saint-Malo mesure chaque jour la température, l’oxygène dissous, le pH et la turbidité. Un suivi visuel de la vie piscicole complète ces relevés. Les résultats sont communiqués le jour même aux services de l’État.
La saturation en oxygène doit rester au moins égale à 50 %. Si ce seuil est franchi à la baisse, le débit doit être augmenté, dans la limite de l’ancien débit réservé. Cette règle cesse de s’appliquer lorsque le débit entrant devient lui-même inférieur au vingtième du débit de référence.
Une mesure limitée dans le temps
La réduction s’applique jusqu’au 30 novembre 2026. Le débit réservé antérieur doit ensuite être rétabli, sauf évolution réglementaire de la situation. Un dispositif comparable concerne le barrage de Bois-Joli, situé entre Pleurtuit et Ploubalay.
La commission locale de l’eau du SAGE des bassins côtiers de la région de Dol de Bretagne est informée de cette mesure, qui concerne directement la gestion de la ressource sur le bassin du Guyoult.
